Breaking Bad

Le bien et le mal sont des notions qui s’entrechoquent et se croisent souvent. Parfois, pour faire le bien, il faut entrer profondément dans le mal.

Toute ressemblance…

« Breaking Bad » résonne en nous comme le nom de la série qui traîne sur Netflix depuis quelques années maintenant. Et à juste titre, puisque c’est clairement la référence. Néanmoins, au lieu de traiter l’aspect « maladie » de la série, il traite plutôt de la plus l’aspect conception de drogue et atelier de chimie.

L’escape game est assez difficile à trouver, l’adresse menant à un building en travaux et la porte ne reflétant pas généreusement son appartenance à l’enseigne. Qu’à cela ne tienne, en tant que fins limiers que nous sommes, nous survolerons cette étape préliminaire et sommes prêts à en découdre avec les épreuves du laboratoire.

L’accueil est très souriant une fois encore. On imagine que les championnats du monde ont fait du bien à la ville, car les game masters ont maintenant plein d’anecdotes à raconter sur leurs jeux et surtout avec un aussi célèbre et adulé que « Breaking Bad » – si on se réfère au retour des joueurs. Il est temps pour nous de nous jeter dans l’arène et de nous faire notre propre avis.

La drogue, c’est mal !

La première chose qu’on remarque dans cet escape game, c’est qu’on manque de place pour circuler librement. On va passer pas mal de temps à se pousser, se marcher dessus et se passer les objets. Cela serait à mon sens le seul reproche notable à lui faire.

Pour le reste, on est servis : de l’atelier de chimiste au bac d’azote liquide en passant par plein d’autres étapes ludiques, c’est un véritable régal pour les joueurs. Les énigmes sont amusantes, logiques, variées et surtout intuitives. Tout se déroule de manière fluide sans pour autant être « facile ». Quelques astuces inédites nous ont même surpris et je dois avouer que c’était très bien pensé.

Le décor est sensationnel et crédible d’un bout à l’autre – je regretterai juste l’utilisation d’un cadenas de caddie de supermarché qui fait un peu cheap – Nous avons même pu jouer à l’apprenti chimiste comme si nous l’avions reçu en cadeau pour Noël.

On pourrait cependant reprocher à cet escape game d’être resté très code-cadenas, mais il s’avère que dans ce cas-là, ça fonctionne correctement et cela reste cohérent avec l’ensemble du jeu. De plus, tout n’est pas simplement des cadenas à ouvrir, il y a quelques mécanismes bien pensés et bien intégrés à l’histoire. On y ajoute, pour la diversité, une ou deux épreuves d’agilité et le tour est joué. On se retrouve avec un escape game qui frise de peu la perfection.

L’escape qui vous méth. de bonne humeur

Une fois créée cette drogue de synthèse sympathicomimétique et psychoanaleptique – extrêmement addictive – nous ressortons du laboratoire, victorieux. Notre game master nous permet de faire une photo finale, avec les déguisements locaux, à l’intérieur de l’escape game. Le souvenir en restera inoubliable. Malheureusement un peu pressé en ce début de journée marathon, nous devons nous éclipser assez rapidement.

Avant de partir vers de nouvelles aventures addictives, on peut noter que la licence propose toute une série de goodies propre à l’escape game, mais également à la série. C’est donc une journée fort bien débutée qui est de bon augure pour le reste des jeux prévus jusqu’au soir.

Au final, une escape game très plaisant qui se classera 3e dans le classement de notre voyage à Sofia. Il devient donc tout aussi incontournable que les deux premiers autant pour son côté ludique, très bien pensé et mis en scène. Malgré le thème proposé, il s’adresse à tout le monde et à toute la famille.

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