Claustrophobia

Alcool, enlèvement, échappatoire, c’est un peu notre cocktail quotidien depuis quelques années maintenant… Il y a des tueurs en série partout ; Grenoble n’échappe pas à la règle.

Qui se cache derrière Challenge The Room ?

Nous discutons donc d’escape game avec les gérants de Challenge The Room. [pour ceux qui ne comprennent pas le début de cette phrase, se référer à l’article de Bienvenue à Quantico. Nous avons affaire à des passionnés de la première heure des escapes games – même bien avant nous d’ailleurs. Ils étaient donc les premiers arrivés à Grenoble, presque les premiers en France.

Rien à dire, parler avec des créateurs, investis… c’est tout simplement passionnant ! Découvrir les parcours, les objectifs de l’enseigne, les relations avec les autres enseignes de Grenoble… on aurait pu y rester des heures. Cependant, l’heure du rendez-vous avec un tueur en série approche et il est temps pour nous de nous lever et nous diriger vers le lieu de notre mort prochaine.

Les stéréotypes ont la vie dure

Nous avons beau nous laisser enchaîner, nous restons sur nos gardes et défendrons cher notre peau à qui voudra la prendre. L’ambiance est sombre et glauque. L’introduction de notre tueur nous semble interminable, son jeu par-ci, notre vie par-là… c’est long. Mais bon, que les jeux commencent.

L’obscurité ne fait pas tout, bien loin de là. Bien que le décor se veuille horrifique, l’ensemble est décousu, manque parfois de cohérence et le thème est sous-utilisé par les énigmes qui pourraient mieux s’y intégrer. Celles-ci utilisent la plupart du temps deux joueurs laissant aux autres le loisir de compter les mouches ou les lattes de parquet. On oscille entre longueur et frustration par l’inaction, c’est dommage.

Les interventions de surprise du game master sont assez fades et peu crédibles dans la peau d’un tueur en série nous ayant laissé l’opportunité de nous enfuir moyennant, évidemment, un jeu d’épreuves se voulant plus morbides les unes que les autres. Même si ce défaut peut-être facilement pardonné dans les autres scénarios du même genre, ici cela passe moins. Le rythme est lent, le son est fort et ne nous permet plus trop de nous concentrer et le final est assez fade. On voudrait y croire, on n’y arrive pas.

Malgré tous les efforts de notre game master malveillante, l’intérêt pour le « jeu » diminue au même rythme que celui d’un enfant pour son poisson rouge. Les énigmes se suivront donc sans grand intérêt et elles nous ouvriront la sortie que l’on franchira allègrement.

Enfin au bout du tunnel !

Après ce constat un peu dur, il faut rendre à Caesar ce qui appartient à Julius. Pour des personnes un peu sensibles, l’ambiance, l’acting peuvent impressionner. Mais face à la concurrence – assez dure sur le sujet – des salles espagnoles ou parisiennes, celle-ci fait pâle figure. À sa sortie, elle était probablement novatrice ; elle souffre maintenant de ce que proposent d’autres licences sur le sujet… mais pas forcément sur la région grenobloise.

Au final, un escape game qui devrait être un peu plus soigné pour atteindre son objectif. Scénariser les énigmes, les interventions ou encore la fin serait un petit plus qui donnerai un coup de jeune à cette salle. En l’état, elle ne correspond pas à nos critères de joueurs chevronnés de salle d’horreur mais peu quand même ravir un public moins connaisseur.

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