Auteur : L'Orga

L’abattoir – One Hour

L’abattoir – One Hour

Cela fait quelques semaines que la police mène des investigations sans succès sur de mystérieuses disparitions à Paris. Différentes sources vous amènent à enquêter sur l’abattoir de Voltaire, cet étrange lieu abandonné où on a retrouvé des sacs « Cadaveroo ».

 Avis

Accueil
5/5

Changement de local, aucun changement d’accueil : toujours parfait. D’autre licences feraient bien de s’en inspirer…

Immersion
5/5

Une réalisation sans faille, on se croirait chez Disney

Difficulté : intermédiaire

Temps
47'00''

Note : 19.5/20

 Poterie

L’antre de la bête

Il est des EG qui offrent une expérience tellement désespérante, puis – a contrario – il y a ceux qu’on attend depuis tellement longtemps que, quand ils annoncent leur ouverture, on préfère attendre la fin de la période de rodage pour profiter de la version aboutie quitte à ronger son frein à attendre avec une impatience sans nom. L’abattoir fait bien sûr partie de cette seconde catégorie. Cela fait plus d’un an maintenant que l’on entendait parler de la 3e salle de One Hour, et maintenant qu’elle est ouverte, c’est un peu une page qui se tourne d’avoir eu le plaisir de la jouer.

Pour cette séance, nous n’étions pas seuls. Nous sommes venus avec nos consœurs d’OWAG, et les admins du groupe Facebook EGAF. Pour affronter le boucher, je pense qu’il valait mieux une équipe solide et soudée. Nous découvrons donc les nouveaux locaux de la licence avec son hall d’accueil tout neuf et au milieu trône notre GM. Le début est plutôt bon enfant en terme de prise de contact alors que la suite ne serra clairement pas pour les enfants (ou sinon pour les punir très fort !).

Pour la suite, nous migrons vers une salle d’accueil plus personnalisée pour ce scénario et c’est maintenant que le coup de bluff commence. Cette salle est comme l’antichambre de l’abattoir et commence déjà à faire froid dans le dos. Le brief technique est une formalité et on commence à nous raconter l’histoire de cet abattoir et les événements qui semblent s’y passer. Même si certains aspect de la pièce nous portent à sourire l’ambiance qui se met en place étouffe toute envie de fanfaronner.

Nous ne pouvons donc plus reculer…

Le ventre de la bête

Évidemment, il n’est en aucun cas dans mon intérêt – ni dans le votre – de raconter ce qui s’y passe : ce sera à vous de le découvrir en vous y rendant. Néanmoins, ce que je peux vous dire, c’est qu’au niveau des décors et de l’ambiance, une fois encore, ils ne se sont pas foutu de nous chez One Hour. La salle est actuellement neuve et le rendu d’un vieux local laissé à l’abandon est juste parfait, et ce, dans les moindres détails.

Les énigmes sont plutôt simples, logiques et accessibles tout en nécessitant une bonne dose de sang froid, afin de garder la tête au chaud. La concentration et la communication seront de mise pour sortir de ce guêpier, mais les problème viendront plutôt de ce qui se passe autour de vous et c’est uniquement grâce à votre capacité de concentration dans les moments critiques que vous trouverez votre salut… ou pas.

Pour ce scénario, One Hour a donc tout misé sur une atmosphère très particulière. Quant à savoir si le pari est réussi : de mon point de vue, je suis assez mitigé. Même si nous avons adoré l’expérience, le joueur, et encore plus le bloggeur, va inexorablement chercher à comparer « l’Abattoir » avec le « Lost Asylum ». Si on en attend les mêmes émotions : ce n’est pas vraiment le cas.

Néanmoins, si on prend cet escape individuellement, Il est tout simplement parfait : de l’idée à la réalisation, au mastering… il faut donc prendre un peu de recul face à notre engouement pour savoir apprécier ce que l’on a sous les yeux : une très bonne expérience.

La Belle et la Bête

À la sortie de l’abattoir, nous retrouvons donc notre demi-Owag qui n’avait pas souhaitée subir l’aventure, et notre GM dont il faut reconnaître que l’investissement physique est à la hauteur de notre plus grand plaisir.

Nous avons également le droit à une visite guidée des trucs et astuce de ce jeu, et nous découvrons avec émerveillement l’envers du décor et imaginons la quantité de travail nécessaire à l’établissement d’un EG de cet qualité. On comprend et respecte d’autant plus le retard pris pour l’ouverture.

Au final, un EG très bien réalisé et d’une crédibilité ahurissante. Ce n’est plus un EG mais une attraction Disney. Il faut aussi le prendre avec le recul nécessaire et pas comme un copycat du « Lost Asylum ». Mais en tout cas, il se glisse directement dans notre to-do list des EG à ne pas manquer sur Paris.

J’ai aimé :

– Une réalisation irréprochable

– Un mastering – acting intense qui mérite notre respect

– Un scénario bien ficelé

J’ai moins aimé :

– Une petite voix en moi aurait aimé avoir plus peur

 Licence

 Région

 Meeplerie

DoOz – Episode 3 – Le protocole

DoOz – Episode 3 – Le protocole

« 2207, depuis quelques temps des meurtres sont commis dans les rues de Néo-Strasbourg. La police locale n’arrive pas à appréhender le tueur, mais pire encore elle n’arrive pas à identifier les morts.
 
L’opératrice a enquêté et a découvert que les victimes ont toutes un point commun, ce sont toutes des recrues, passées ou à venir, de l’Horlogerie. 
 
Pour appréhender le tueur, nous avons envoyé une équipe d’élite sur place, composée des agents Oz, Sobeau et Contades. Trois agents aux tempéraments diamétralement opposés.

Bien que cette troupe d’élite ait été envoyée sur place, l’opératrice n’obtient plus de nouvelles. Le piège du tueur d’Horlogers se serait-il refermé sur les agents ? 

Vous allez être envoyés dans ce lugubre appartement, dernier endroit où l’opératrice a pu détecter la présence de l’équipe. Vous devrez retrouver et aider l’équipe de l’agent Oz à terminer sa mission. 

En espérant que le protocole n’ait pas été enclenché… »

Nous avertissons nos chers voyageurs que cette salle revêt un aspect particulier qui vous plongera dans la folie d’un tueur en série. 

Vous devrez vous plonger dans l’histoire pour mener à bien l’enquête policière.

 Avis

Accueil
5/5

Entre la gentillesse des hôtes et l’épisode 0, c’est irréprochable

Immersion
5/5

Complète, totale et intense

Difficulté : expert

Temps
54'00''

Note : 19.5/20

 Poterie

L’agent Do

C’est donc après nos deux premiers scénarios qu’on a pris le temps de découvrir un peu plus nos hôtes. Dans le bar à jeu (aka épisode 0), les discussions vont bon train sur les EG. Nous apprenons également qu’ils vouent un amour immodéré au roleplay et aux murder parties. En résumé, tout un panel d’intérêts ludiques que nous partageons avec eux !

Les minutes filent à une telle vitesse quand on échangent sur tout ce qui nous réunis que c’est à en regretter de ne pas pouvoir téléporter celle licence et ses occupants à Paris ; on en jalouserait bien Strasbourg pour le coup. Quoiqu’il en soit, le temps passe et nos défis nous attendent. À nouveau, nous nous préparons à franchir les portes du temps ; cette fois accompagnés par l’agent Do en personne.

Le brief est aussi clair que lors de nos précédentes missions. C’est à ce moment que nous comprenons à quel point l’univers rôliste de nos hôtes à influencé la création de cet EG. Au-delà des énigmes que nous nous apprêtons à rencontrer, une enquête additionnelle se cache en ces lieux et nécessite d’être démêlée.

L’agent ose

… les énigmes diverses et originales : tout n’est que jeux, pièges, avancées, surprises, fausses routes et désillusions. Elles s’enchaînent, mais pas en simple séquence, elles s’emboîtent les unes et les autres avec une fluidité étonnante et un plaisir grandissant pour les joueurs… Ne nous y trompons pas, la voie à suivre reste présente : l’enjeu est trop important pour se disperser !

Pour le décor, nous évoluons dans un appartement spacieux – en même temps, nous ne sommes que deux – le décorateur s’est amusé à jouer entre le style baroque et beaucoup d’éléments steampunk. C’est classe, précieux et offre beaucoup de choses à fouiller. Attention mini-spoil : nous avons pu voir trôner au milieu de cet appartement un magnifique nécronomicon (il nous a émerveillé ; d’une rare beauté et tellement conforme à ce qu’on peut imaginer de ce livre qu’il fallait que je le cite, désolé !). Mais quelle que soit la beauté des lieux, la voie/voix reste présente.

La voix… une voix entêtante qui erre dans les couloirs de ces lieux comme un fantôme qui nous rappelle de façon incessante sa présence. Sans agressivité, sans animosité aucune… elle est là, présente et ne lâche jamais ses proies : nous, qui sommes venus sur son territoire. Elle guette et épie nos moindres faux pas… dans quel but ? À quel fin nous tourmente t-elle ?

L’enquête avance et piétine en même temps. Mais le temps nous est compté… quelques instants avant que le vortex ne se referme, nous sortons de la faille et retournons dans notre présent. Nous y retrouvons l’agent Do… souriant, nous demandant les résultats de notre voyage….

L’agent double

C’est donc ici selon moi que le rôle play atteint ses limites ; il est toujours difficile d’ajouter une enquête policière à un EG avec succès. D’autant plus que, soyons clair, c’est pas ma came. Néanmoins, sur cet EG, ce n’est pas un prérequis pour sortir. L’enquête est facultative. Mais comme nous avons le temps, l’agent Do nous raconte l’intégralité de son scénario… et c’est chargé !

C’est réfléchi et pensé dans les moindres détails et l’écouter vivre son histoire est l’un des moments les plus sympa de notre voyage. On ne peut que le féliciter d’avoir pensé à tous ces éléments et d’avoir réussis à les fondre dans un seul EG en étant crédible et ludique.

Au final, c’est un de ces rares moments Wouah que nous venons de vivre : une complète immersion dans l’âme d’un détraqué qui nous poursuit afin qu’on en découvre pas les secrets. Les décors sont riches et bien réalisés, les énigmes intéressantes et le tout chapeauté par un mastering excellent. Je suis moins sensible à la partie « enquête » mais comme elle est optionnelle, ce n’est pas dérangeant. Il faut néanmoins noter le boulot de dingue pour intégrer cette enquête au fil de l’EG ; chapeau bas !

J’adore et j’adhère complètement à tout ce qui est proposé dans cet EG, il se glisse évidement dans notre top !

J’ai aimé :

– Absolument tout dans les moindres détails

J’ai moins aimé :

– C’est trop court ! On en veut encore, on en veut d’autres !

 Licence

 Région

 Meeplerie

DoOz – Episode 1 – Apprendre de ses erreurs

DoOz – Episode 1 – Apprendre de ses erreurs

Les voyageurs présents ici ont été choisis pour intégrer le programme de voyage temporel de DoOz. Ils vont être envoyés en mission pour sauver l’humanité de l’un de ses épisodes qui pourrait s’avérer être le plus tragique.

L’année 2023, le directeur du laboratoire H2O, le Dr Müller, vient de mettre au point une puissante arme bactériologique pour le compte de l’armée. Malheureusement un incident dans le laboratoire n°13 va libérer ce virus sur la population et causer la fin de l’humanité. Les agents Do et Oz avaient été envoyés en mission pour arrêter la vente du virus souche avant que le Dr Müller ne l’utilise pour créer l’arme, mais ils ont été interrompus par Lanistat.

Afin d’empêcher cette épidémie, vous serez transportés dans le laboratoire 60 minutes avant la libération du virus et sa première mutation. Vous devrez y récupérer des informations importantes pour nous permettre de créer un antidote et sauver l’humanité. 

Le voyage temporel sera rapide jusqu’au laboratoire H2O qui vient tout juste d’être placé en quarantaine.

Voyageurs, vous êtes le dernier espoir de la race humaine !

 Avis

Accueil
5/5

Parfait ça prend un ou deux « f » ?

Immersion
4/5

Conforme à ce que l’on peut en attendre

Difficulté : difficile

Temps
46'52''

Note : 16.5/20

 Poterie

Santa Claus

Nous sommes toujours à Strasbourg chez DoOz pour tester leur seconde salle. En effet, à quoi bon être à Strasbourg si ce n’est pour faire des EG. Le premier épisode que nous allons jouer est l’un des vieux scénarios de la licence.

À nouveau nous nous préparons à voyager dans le temps et la capsule temporelle nous offre une vidéo décrivant notre mission. Puis notre hôte reprend vie avec une voix robotique nous guidant vers la porte qui s’ouvre et nous avale intégralement, nous projetant ainsi dans un labo…

La mort si proche

Le lieux où nous atterrissons est un peu comme l’antichambre du labo, et déjà, on sent que l’ensemble va être glauque et oppressant. Le gyrophare et les traces de sang sur les murs nous dévoilent d’entrée de jeu l’univers dans lequel nous allons évoluer…

Le décor est assez simple et efficace sur le début de l’EG. Il change petit à petit pour tourner vers quelque chose de plus oppressant et l’atmosphère devient parfois étouffante. Là dessus, le scénario joue parfaitement son rôle, et ensemble, avec le décor, l’EG devient une aventure vraiment immersive et pesante.

Les énigmes ne sont pas en reste, et vu que nous n’étions que 2, il y avait bon nombre de choses à faire. On était à deux doigts de se faire une To-Do list ! Elles oscillent entre assez évidentes et complexes tout en étant logiques et nécessitant une remise en question perpétuelle.

Évidemment, un voyage dans le temps ne serait pas ce qu’il est sans notre droïde de surveillance qui rajoute à la pression et à l’oppression des joueurs face à cet ennemi commun : le chrono ! La balance est donc bien équilibrée entre toutes les étapes et j’ai vraiment l’impression d’avoir tourbillonné dans ce laboratoire pendant deux longues heures.

On peut aussi saluer la quantité de matériel médical utilisée dans cet EG à des fins d’immersion. Et ça marche ! L’ensemble devient donc crédible, autant pour les énigmes « terre à terre » que pour les énigmes un peu plus fantaisiste…

In proxima veritas

C’est sur le fil que nous franchissons la porte de sortie et non sans difficultés. Beaucoup de choses à faire dans cet EG ; ce qui rajoute une légère couche de tension au fur et à mesure… et il devient difficile de savoir composer avec les deux. Mais qu’est ce que c’est bon de se sentir en danger !

Nous faisons ensuite une pause dans ce qui s’appelle l’Épisode 0 : un fantastique espace totalement aménagé pour le plaisir du joueur. Fauteuils ou chaises, boissons chaudes ou froides, jeux ou discussions entre amis… bref cet Épisode 0 est là pour rallier tous les styles.

Nous nous posons donc là quelques instants pour découvrir qui sont nos hôtes et comment sont nés les Agents Do et Oz ainsi que « les Horlogers du temps ».

Au final, nous venons de faire un EG assez chargé en épreuves et assez éprouvant en énigmes, mais quelque soit le bout par lequel on le prend, l’univers choisi est bien réalisé et il est « agréable » d’évoluer dedans.

J’ai aimé :

– Les efforts faits pour rendre le décor crédible

– L’histoire qui sait évoluer au fur et a mesure du jeu

– Le mastering

J’ai moins aimé :

– J’ai beau chercher… nope 🙂 !

 Licence

 Région

 Meeplerie

DoOz – Episode 2 – Méfiez vous des apparences

DoOz – Episode 2 – Méfiez vous des apparences

L’équipe Dooz a repéré une fluctuation dans les lignes temporelles fixes.

Les voyageurs sont envoyés en mission afin d’enquêter sur l’origine de la modification du flux temporel. Quelqu’un semblerait vouloir modifier l’histoire de France.

Le paradoxe a été repéré le 25 mai 1846 au moment où Louis Napoléon Bonaparte est enfermé au fort de Ham. 

Les voyageurs seront envoyés 45 minutes avant l’apparition de cette anomalie afin de la corriger. Les agents Do et Oz comptent sur vous, soyez attentifs et prudents, les apparences sont parfois trompeuses…

 Avis

Accueil
5/5

Comment se plaindre alors que l’EG ouvre juste pour nous ?

Immersion
4/5

Correcte, mais pas poussée jusqu’au bout

Difficulté : débutant

Temps
46'52''

Note : 14/20

 Poterie

Désordre ordonné

C’est donc à Strasbourg que nous nous retrouvons cette fois grâce à l’aimable invitation de DoOz à venir tester leurs jeux. Nous profitons donc d’une escapade hivernale pour aller visiter la proclamée et méritée Capitale de Noël. Nous sommes accueillis par Frédéric aussitôt rejoint par Marine. Dans un premier temps, nous discutons assez peu autour des EG et entrons dans le vif du sujet avec ce premier scénario.

Il a été décidé de commencer par le scénario de l’épisode 2, afin de démarrer doucement la journée d’EG qui nous attendait. Une fois arrivés dans le sas d’accueil, nous entrons donc dans le sas de brief : autre salle, autre décor. Nous passons vraiment d’un univers tempo-steampunk à une vision très épurée et futuriste de la capsule temporelle.

Le brief se fait sur un écran assez sobrement raconté par nos hôtes, glissant au passage les quelques règles d’un EG, puis la vidéo se termine et une voix d’outre-tombe et presque robotique de Marine nous invite à la rejoindre. Elle se tient droite comme un « i » – très dans son rôle – devant une porte et nous donne les dernières recommandations avant notre voyage dans le temps.

Des ordres donnés

Ce voyage nous amène à une époque bien lointaine et l’ambiance style Inquisition est très correctement rendue. Nous nous « réveillons » de ce trajet attachés et si nous ne trouvons pas un moyen en une heure de nous détacher, nous serions coincés dans cet espace-temps à tout jamais.

Le décor réalisé est correct et – si on n’est pas trop regardant – immersif. Quelques traces de la réalité restent visibles en fouillant un peu mais dans l’ensemble c’est crédible. Les premiers cadenas volent assez vite au gré des codes trouvés et c’est sans trop de difficultés que nous évoluerons dans cette pièce.

Côté énigmes : nous sommes clairement sur un escape game basique : texte-code-cadenas avec l’option « poupées russes ». On va dire que pour un EG qui date d’il y a 2-3 ans, pour débutant et à destination d’une équipe familiale : les basiques sont bien utilisés pour faire découvrir le concept. Seule la dernière énigme nous posera quelques soucis, mais plus par timidité ou peur d’abîmer le décor que par difficulté.

Nous sortirons donc sans grands problèmes de cet EG vraiment classique.

Désordre donné

Quand on regarde l’état de la pièce en sortant, on y a quand même mis une sacrée pagaille quand on y repense, mais bon, on nous demande de fouiller et cela ne se fait pas sans un minimum. Néanmoins, la mise en jambe est donc faite (et agréablement faite), nous sommes maintenant chaud pour la suite : l’épisode 1.

Au final, nous découvrons chez nos hôtes une volonté de faire de chaque EG le véritable maillon d’une histoire longue, et on l’espère, cohérente à travers des âges et des époques différentes. Celui-ci ne déroge pas à la règle mais sans pour autant nous convaincre d’emblée avant de voir la suite.

J’ai aimé :

– Une utilisation originale du code-cadenas

– Quelques énigmes – textes – un peu poussées pour donner un peu de challenge

J’ai moins aimé :

– Une réalisation simple, peut-être un peu trop

– Trop de coffres imbriqués

 Licence

 Région

 Meeplerie

Domaine de l’abbaye – Les secrets des moines de l’abbaye

Domaine de l’abbaye – Les secrets des moines de l’abbaye

Et si les moines de l’Abbaye avaient eu leurs petits secrets ? Introduisez-vous dans le musée des moines à la recherche de preuves… La preuve que des moines faussaires auraient volé un précieux héritage à vos ancêtres !

 Avis

Accueil
5/5

Très sympa et un environnement félin me va à ravir

Immersion
4/5

Chouette contraste entre les salles, mais petit bémol sur le papier peint

Difficulté : débutant

Temps
35'03''

Note : 16/20

 Poterie

L’abbaye et la bête

C’est bien loin de chez nous que nous nous retrouvons cette fois. Le Centre-Val de Loire nous ouvre ses frontières et parmi les départements qui le composent, nous posons nos valises en Eure-et-Loire. Ce qui est original pour cet EG, c’est qu’il est hébergé dans une abbaye – cherchant à faire découvrir son patrimoine – qui nous propose ici un EG plutôt historique.

L’accueil se passe dans un concept office de tourisme, avec tracts et prospectus de ce qu’il y a à voir et visiter autant à l’intérieur du domaine de l’abbaye qu’autour. Nous voyons traîner autour de nous des chats loin d’être malheureux d’être là et acceptant bravement les caresses, voire venant les chercher, pour les amoureux des animaux (surtout les chats) comme nous : c’est du bonheur en poils.

La salle de brief est terriblement vaste et boissons nous serons proposées par notre charmante hôtesse. Elle comprend rapidement que nous avons déjà pas mal joué et le brief d’usage est considérablement raccourci laissant place à la raison de notre venue : les moines de l’abbaye.

L’abbaye de Candy

C’est donc bien plus qu’une pièce de l’abbaye dans laquelle nous rentrons, c’est un musée. Des éléments sont sous cloche avec des notices explicatives sur les activités des moines à l’époque de l’abbaye. Cela pourrait être complètement anodin si nous n’étions pas dans un EG. Ici, tout est important et une lecture attentive et une analyse s’impose.

Même si je suis assez réfractaire à trop de lecture dans un EG, ici, ça passe facilement. Ce que l’on recherche est simple à trouver et saute aux yeux comme une évidence. Les énigmes s’enchaînent donc facilement les unes après les autres… jusqu’à la découverte des sombres secrets de l’abbaye. On plonge ensuite dans un univers totalement différent pour le plus grand plaisir du joueur : on passe d’un EG 1.0 a du totalement 2.0, un passage tellement différent entre deux époques en un simple claquement de doigt. C’est bien fait, correctement orchestré et très agréable à vivre.

Du coup, on devient plus exigeant sur l’immersion, le cadre se prête fort à ce que l’on plonge dans le secret de l’abbaye, mais la pièce pêche un peu par un espace couvert d’un papier peint « pierre apparente » alors que tout le reste autour est parfait ! C’est le détail un peu dommage qui attire négativement l’attention. Pour le reste, c’est simplement parfait, que ce soient les énigmes, l’ambiance, tout est parfait et c’est un pur plaisir.

Nous ressortirons donc avec assez d’éléments pour hériter enfin de notre bien et prouver que les moines de l’abbaye falsifiaient des documents en un temps plus qu’honorable.

Maya l’abbaye

En sortant, nous sommes donc félicités par notre GM, et par un chat resté sur nos affaires pendant la durée du jeu. Nous avons longuement l’occasion de discuter de l’Abbaye, du jeu et d’autres sujets pendant un petit moment avant que notre hôtesse ne doivent s’éclipser pour ranger notre désordre.

Je fus sincèrement et agréablement surpris de voir un EG de cette qualité aussi loin en Province. Ce n’est en rien péjoratif, mais la quantité d’EG qui ouvrent, d’une qualité médiocre, juste pour être dans la vague est aujourd’hui impressionnante. Et il faut souligner quand ce n’est pas le cas.

Au final, un EG qui est très familiale, permettant de raconter une histoire sans perdre son identité pour autant. Pour les débutants, c’est une très belle façon de découvrir les EG, et pour les confirmés : il reste agréable à faire sans pour autant opposer de véritables difficultés.

J’ai aimé :

– Qu’on me raconte une histoire en lien avec le lieu du jeu

– Une bascule entre deux univers très bien négociée

J’ai moins aimé :

– La réalisation par endroit qui pêche un peu

– Une bande son qui n’a pas démarré pour nous

 Licence

 Région

 Meeplerie

Portal Quest – Legend of the Aztecs

Portal Quest – Legend of the Aztecs

The time travel started just as usual… You felt shaking and the room started spinning around. But suddenly, a you heard an explosion and you stumbled upon the home of a shogun… Are you able to escape in an hour? Can you find the battery of time traveling to return to the present? Prove it!

 Avis

Accueil
5/5

Parfait et personnalisé

Immersion
4/5

Sympathique

Difficulté : intermédiaire

Temps
31'00''

Note : 14/20

Classement Budapest 2018 

13 / 23

 Poterie

Cet EG a été fait à Budapest, il y a donc la frontière de la langue, de l’accueil, du pays. Contrairement à Paris, il n’y aura pas de note sur les fondamentaux que sont les bonbons / boissons qui semblent être uniquement du domaine français.

Encore un changement !

Hier matin, nous sommes allés chez Mystique Room, et Gina nous avait parlé de Portal Quest, une licence qu’ils ont racheté. Après avoir descendu les marches qui nous séparent de l’accueil – car oui, presque tous les EG sont dans des caves en Hongrie – nous tombons nez-à-nez avec notre GM de la tour de Wollogong puis quelques pas plus loin avec Gina qui nous a fait le plaisir de faire le déplacement pour nous retrouver.

Alors vous pensez que les discussions vont bon train ! Il faut aussi savoir qu’à l’origine, j’avais réservé la « Japanese Journey » alors que je voulais faire « Legend of the Aztecs » mais les horaires ne coïncidaient pas avec notre planning… alors Gina nous propose de changer notre réservation, préférant nous faire tester la salle aztèque vu qu’elle était libre… il ne nous en fallait pas plus, nous étions ravis et la remercions sincèrement pour cette modification.

Le brief commence et nous sommes surpris de la voir complètement en retrait, laissant ainsi à son GM la pleine maîtrise de la situation, tout en gardant un œil… j’ai trouvé ça très professionnel de sa part ; bonne Game Master et bonne manager !

Encore un temple aztèque

Au lieu de nous enfuir dans le fin fond du Japon, nous errerons donc dans une forêt tropicale humide à la recherche de l’entrée d’un vieux temple aztèque. Bon… l’entrée n’est pas spécialement bien cachée et le temple pas bien vieux : le décor jungle est crédible si on est pas trop regardant sur les détails, quant au temple, il est tout beau tout neuf, loin de faire vieux et usé – alors oui, je me plains des EG crades et poussiéreux, mais je sais reconnaître quand c’est une nécessité. C’est donc très joli mais moins role play que ce qu’on pourrait attendre (ou sinon, il aurait fallu justifié que nous soyons remontés dans le temps pour être dans un temple neuf).

Les énigmes se déroulent assez facilement, mais la présence de deux énigmes présentes dans un autre jeu de Mystique Quest nous aura aussi rendu les choses plus simples – on nous avait prévenu auparavant de la présence de ces répétitions…

L’ensemble se joue donc facilement avec des énigmes accessibles et intéressantes, mais il n’y a pas d’effet Waouh sur la réalisation, ni sur le fil conducteur des énigmes. On attendait peut-être un niveau équivalent à Mystique Room mais il faut admettre que c’est déjà un bel EG. C’est un classique code-cadenas avec quelques effets de lumière pour donner un style.

Ce n’est donc pas un EG mémorable, mais cela reste néanmoins agréable à faire pour une équipe débutante ou une famille.

Encore un au-revoir

Cette fois, le temps est venu de remercier Gina une fois encore pour son sourire et son accueil. Elle nous quitte pendant que nous préparons à repartir avec un dernier salut de la main. Ce n’est pas tout ça, mais un autre EG nous attend et celui-ci sera également fort en surprises.

Au final, un EG simple, agréable et crédible pour débutants. Pour une team un peu plus exigeante comme nous le sommes, il est perfectible sur les aspects des décors et énigmes.

J’ai aimé :

– quelques énigmes originales

– l’ensemble est assez immersif

J’ai moins aimé : 

– la répétition avec les énigmes de l’autre salle

 Licence

 Région

 Meeplerie

Paniq Room – Invisible Forest

Paniq Room – Invisible Forest

You and your friends have decided to go on a trip to the nearby forest, but after one wrong decision this tranquil adventure turns into a horrid nightmare.
Out of nowhere appears a strangely peculiar fungi which is impossible to resist. When you hear it’s calling you can’t help but taste it.

Suddenly non of you are able to use your eyesight and thats when you remember the words of the local forester: ”Every once in a while a strange fungi appears in the middle of the forest. Nobody knows where it comes from or why it appears but when it does only those with a strong will are able to resist it’s enticing powers.
If it finds you remember you have 60 minutes to make your way back to my house, where I have the needed antidote. Otherwise the blindness will last forever!
CAUTION: YOU WILL BE IN COMPLETE DARKNESS THE WHOLE TIME! 😉 – 4th generation escape 

 Avis

Accueil
0.5/5

Un bordel sans nom

Immersion
0/5

Une quoi ?

Difficulté : difficile

Temps
Abandonné

Note : 2/20

Classement Budapest 2018 

24e / 25

 Poterie

Cet EG a été fait à Budapest, il y a donc la frontière de la langue, de l’accueil, du pays. Contrairement à Paris, il n’y aura pas de note sur les fondamentaux que sont les bonbons / boissons qui semblent être uniquement du domaine français.

L’impasse

Après une matinée correcte sur des EG intéressants, nous arrivons donc sur non seulement sur le seul EG que nous avons abandonné, mais aussi sur celui que nous avons le moins préféré de notre voyage. J’avoue qu’à la planification du voyage, je n’ai pas trop regardé le pitch… et je le regrette amèrement.

Contrairement à la veille, il y a plus de monde chez PaniqRoom, autant chez les joueurs que chez les Game Masters, et il faut reconnaître que c’est carrément moins bien géré. Ils ne savent pas où donner de la tête pour accueillir et faire partir les différents groupes, faire les photos, entreposer les manteaux (oui, on est toujours en novembre…). Ils s’agitent comme des abeilles dans une ruche, sans trop réussir…

Après un peu de patience, notre tour arrive enfin et nous débarquons donc dans la forêt invisible. Le pitch étant ce qu’il est, nous comprenons donc que tout se passera dans le noir, en Hongrie… il nous faudra donc toucher tous les objets, murs… et au vu des EG crades dont on sort, ça ne nous envoie pas du rêve.

L’obscurité

Alors on joue le jeu… la première énigme passe assez facilement, l’idée globale de cette pièce également, jusqu’au moment où l’un de nous trouve à taton un câble électrique. Euh… sérieusement ?

Alors on essai plus lentement, plus attentivement, mais bon, on n’arrive à rien. Pour la deuxième énigme, on demande un peu d’aide, en boucle car notre GM ne répond pas très rapidement… L’indice nous débloque vaguement, et vient le moment de la 3e énigme : imaginez un bout de bois qui tombe sur de la moquette-herbe… à travers le bruit des joueurs, c’est impossible à entendre !

Alors oui, on craque et on sort nos portables en mode lampe torche et on fouille ! On peine à trouver même à la lumière mais bon, on sort finalement de cette pièce pensant que notre calvaire va prendre fin ! Mais non. Une autre salle nous attend derrière. J’avoue qu’on a tenté de jouer le jeu, mais au premier « aïe » d’un pote après s’être pris une vis apparente, le débat a été clos : 4 lumières ont jaillit de la pièce pour abréger ce jeu.

Le décor de cette pièce est tout simplement laid et inadapté à un obscur jeu. Les finitions n’ont certes pas a être faite dans une pièce dans le noir, mais quand même, le bois est brut, le carrelage crade et je vous parle pas du poêle en fonte qui a du servir pendant des années et qui est laissé, bouche béante, à la disposition des joueurs, le lavage des mains (et leur désinfection) sera de rigueur à la sortie de ce calvaire.

La dernière énigme consistera à un jeu d’odeur mêlant fruits et plastique et signera l’abandon officiel de notre volonté d’aller plus loin. Nos appels incessants auront raison du sommeil de notre GM et il finira par nous ouvrir après avoir tenté de nous raisonner… en vain. Nous avions passé le point d’énervement permanent lié au fait que nous avons vraiment eu l’impression que les joueurs étaient ici pris pour des cons et/ou des vaches à lait.

Le néant

Vous vous en doutez maintenant, cet expérience fut aussi douloureuse que désastreuse. Au-delà de ne pas être très intéressant, l’EG est même dangereux et nous n’avons pas souhaité nous y investir ni y donner suite.

Au final : à éviter

J’ai aimé : pas vraiment

J’ai moins aimé : oué, c’est un peu ça…

 Licence

 Région

 Meeplerie

Magic Rooms Escape Empire – Atlantis

Magic Rooms Escape Empire – Atlantis

The Gods got tired of the unrivaled flourishing of Atlantis and they decided to sink it to the bottom of the ocean. But Poseidon, brother of Zeus did not agree with this decision. He though highly of Atlantis as its first king was his own son, Atlas. Poseidon decided to oppose the other Gods but he was defeated by them and Zeus took away the source of his power as part of his vengeance. He hid the source of Poseidons power deep within the sinking city of Atlantis as it sank to the bottom of the sea, making sure it will dissapear forever with the city itself.

Poseidon assembled a team of mortal citizens and ordered them to find the city of Atlantis to recover the source of his power. He was not able to help them directly as Zeus was observing his moves so the mortals had to find the city on their own and find the whereabouts of Poseidon’s power.

You have one hour to complete Poseidon’s quest and recover the source of his power. Failing your mission will result in the city of Atlantis sinking, imprisoning all of you at the bottom of the ocean.

 Avis

Accueil
4/5

Correct, et l’on salue les efforts faits

Immersion
3.5/5

C’est mignon, mais c’est surtout du tag

Difficulté : débutant

Temps
49'00''

Note : 14/20

Classement Budapest 2018 

14e / 25

 Poterie

Cet EG a été fait à Budapest, il y a donc la frontière de la langue, de l’accueil, du pays. Contrairement à Paris, il n’y aura pas de note sur les fondamentaux que sont les bonbons / boissons qui semblent être uniquement du domaine français.

En plongée

Notre attente est de courte durée, la salle à été rangée en un éclair et déjà prête pour les nouveaux joueurs que nous sommes. Autant sur HangOver, notre GM avait fait court, cette fois c’est du condensé de court…. Il ne reste plus qu’à notre groupe de plonger dans l’antre de Poséidon.

À l’instar des autres salles de la licence, beaucoup de murs sont tagués. Cette fois, à la place d’une vue de Vegas, ce sont des algues et des hippocampes qui peuplent les murs. La qualité des tags est toujours bonne, mais cela laisse encore les murs lisses et sans relief, et sur ce coup là, c’est pas le mobilier qui va combler l’espace.

Cependant, il y a matière à faire. Sur le chemin qui nous amène vers Atlantis, les premières énigmes sont plutôt amusantes et originales.

Devant la porte d’Atlantis

Et quelle porte !

C’est LA partie en relief de ce début d’EG. Tout un mur, superbement agencé et crédible avec au centre la double porte nous dévoilant l’intérieur d’Atlantis. Les énigmes qui l’ouvrent sont également originales mais souffrent de l’âge.

La dernière partie ne dérogera en rien au reste. Des énigmes originales – et même du jamais vu – au service d’assez peu d’éléments et d’énigmes parfois trop capillotractées. Cependant, les efforts pour accentuer l’immersion sont à noter, ainsi que le poids du sceptre de Poséidon…

Le trident étant la clé de la sortie, nous remontons à la surface dans trop de soucis.

L’absence de GM

En sortant, on constate que notre GM a tout simplement disparu. En y regardant de plus près, il fumait tranquillement dehors, alors qu’il était en train de gérer pas moins de 3 salles. Après avoir réussi a récupérer son attention, il se dirige vers nous pour le brief final imprégné de nicotine.

Nous lui demandons notre timer et, chose étrange, il n’en avait aucune idée… bon en gros, il est sympatoche, il sait gérer et ranger ses salles. Par contre, en ce qui concerne les détails, c’est une autre histoire. En tout cas, nous concernant, il a été plutôt bon et répondant à nos attentes.

Au final, un EG un peu plus fade et moins immersifs que les autres de la licence. Par contre il se dénote par une originalité des énigmes assez surprenante et amusantes à faire.

J ai aimé :

– Graphiquement, l’énigme des clés était géniale

– La « plongée » en Atlantis est originale

J’ai moins aimé :

– Petite qualité des tag – contrairement aux autre EG

– Parfois les énigmes sont déroutantes avec un fil conducteur distendu

 Licence

 Région

 Meeplerie

Magic Rooms Escape Empire – Hangover

Magic Rooms Escape Empire – Hangover

 
 
You have travelled to the City of Sin (Las Vegas) to have a great party, but it looks like You have drunk too much…

 Avis

Accueil
5/5

Même s’il a du gérer 3 salles par notre faute, il a fait du mieux qu’il a pu

Immersion
4/5

Une chambre d’hôtel quoi, mais crédible

Difficulté : intermédiaire

Temps
45'53''

Note : 14,5/20

Classement Budapest 2018 

11e / 25

 Poterie

Cet EG a été fait à Budapest, il y a donc la frontière de la langue, de l’accueil, du pays. Contrairement à Paris, il n’y aura pas de note sur les fondamentaux que sont les bonbons / boissons qui semblent être uniquement du domaine français.

Une erreur de réservation

Deuxième jour complet de notre périple hongrois et probablement le plus désorganisé. Nous nous levons, reposés et prêts à affronter la journée qui nous attend : pas moins de neuf EG. Les deux premiers se situent assez loin dans le sud de Budapest, nous planifions donc de partir tôt pour être à l’heure.

Nous frappons à la porte et trouvons nez à nez avec un GM surpris de nous voir. Après discussion, il s’avère que le « Star Wars » que nous avions réservé n’était pas du tout à cette adresse de la licence. Avec le recul, je me souviens avoir tenté de réserver l’EG « Pirate » qui était bien là-bas, mais suite à une impossibilité technique, je m’étais rabattu sur « Star Wars »… sans vérifier l’adresse… Damned.

Il nous dit qu’on en a pour 30 min a pied pour arriver sur place, le soucis étant qu’on avait, dans une heure, réservé une salle qui était bien ici… N’ayant pas encore travaillé efficacement sur la téléportation, nous nous résignons à annuler « Star Wars » et attendrons donc une heure pour que démarre « Atlantis », notre prochain EG du programme.

Touché par notre désespoir et nos mines déconfites, quelques minutes après avoir investi le canapé local, notre GM nous rejoins et nous propose contre toute attente de faire une salle libre : « HangOver », comment refuser ?

Un nuit de folie

Le temps que tous ces événements se produisent, nous étions un peu en retard sur le planning, du coup, notre hôte nous précise que la salle avait été rangée pour le groupe suivant en hongrois. Il prend le temps de nous expliquer les énigmes problématiques pour ceux qui ne pratiquent pas cette langue sans pour autant les résoudre puis s’éclipse pour masteriser trois salles en même temps. Franchement, merci encore à ce GM que rien ne forçait à se rajouter une autre salle à gérer, à prendre le temps de nous expliquer les difficultés rencontrées à cause de la langue… bref, il a assuré !

Du coup, nous rentrons dans nos rôles : tête du lendemain de la veille, bouche pâteuse et regard vitreux imposé par une gueule de bois de bon aloi. L’intérieur de la pièce est sans aucun doute possible une chambre d’hôtel. L’ensemble et cohérent et nous offre même une vue sur Las Vegas en graffiti – C’est correctement fait, sans pour autant être un effet Waouh de dingue. Le reste du mobilier est en bon état et l’espace est bien agencé.

Les énigmes s’enchaînent assez facilement (sans alka-seltzer) et même si notre expérience de la veille dans la même licence nous aide à aborder un peu mieux quelques énigmes, celles-ci restent assez complexes et nombreuses, de quoi occuper les 4 joueurs que nous sommes.

Les références au film « Very Bad Trip » sont bien présentes, sans non plus avoir un besoin de l’avoir vu. Ceci étant, cela ajoute un petit plus à l’immersion. Dans ce genre d’EG, l’histoire se résume généralement à se souvenir de ce que nous avons fait la veille, et même si ce n’est pas le fil conducteur ici, cela reste en filigrane tout au long du jeu.

Nous atteindrons notre but ultime : nous retrouverons donc la peluche, pardon, le tigre de McTyson dans les délais impartis.

Un emploi du temps chargé

À la sortie, après un debrief léger, pour ne pas dire inexistant, nous constatons que le GM doit assumer le rangement de notre salle, et les 2 autres EG seul. Il nous a donc permis de jouer tout en sachant la galère dans laquelle il allait se mettre – sympa quand même.

Au final, un EG bien réalisé avec des énigmes très variées. Le seul réel soucis est que c’est principalement du hors thème. Les énigmes qui nous permettent d’apporter les réponses à ce que nous sommes censés avoir fait la veille sont rares et du coup cela devient un pur code-cadenas basique, l’histoire du lendemain de la veille n’étant plus qu’une excuse pour le jeu.

En dehors de cela, c’est un bon EG que nous sommes très content d’avoir pu découvrir même s’il n’était pas dans notre liste. Nous nous asseyons donc en attendant notre prochaine aventure qui ne tarde pas à venir.

J’ai aimé :

– La réalisation, simple et efficace

– Les relations sibyllines avec le film

J’ ai moins aimé :

– Trop peu d’énigmes sur la « veille »

 Licence

 Région

 Meeplerie

Paniq Room – Sherlock

Paniq Room – Sherlock

Dr. Watson is hurrying excitedly to the free Baker Street team members through a dark alleyway. He gives them a letter and tells them that Holmes is in trouble. He is kept in custody by the police, so they have to clear him of accusation. After the doctor leaves, they open the letter, which says that they have to clear him by collecting all the evidence found at the apartment from where he has been taken away, Baker Street 221/B.
You are the Baker street free team!
You have to hurry, as justice did not waste its time back then. 
 
Such cases usually ended with hanging. 

 Avis

Accueil
4/5

Très fun et vivante. Cette fille était très agréable à discuter

Immersion
5/5

Un appart, spacieux et décoré correctement dans le pur style british

Difficulté : difficile

Temps
52'00''

Note : 12/20

Classement Budapest 2018 

16e / 23

 Poterie

Cet EG a été fait à Budapest, il y a donc la frontière de la langue, de l’accueil, du pays. Contrairement à Paris, il n’y aura pas de note sur les fondamentaux que sont les bonbons / boissons qui semblent être uniquement du domaine français.

10 EG

Dix EG dans la même journée. C’est peut être rien mais sachez que c’est physiquement et moralement épuisant. Mais bon, on a été les chercher me direz vous. Oui, c’est vrai, mais on ne m’y reprendra pas, la pause dîner a été fatale en brisant le rythme.

Nous découvrons donc l’un des local de Paniq Room. Il est donc assez tard et les joueurs et GM se font rares. Nous tombons sur une fraîche et gentille jeune femme au sourire pétillant et communicatif. En lui racontant notre périple actuel, elle comprend vite qu’il ne sert à rien de nous expliquer les rouages des EG et on entre directement dans le sujet.

Holmes a été accusé à tort et il est de notre devoir de trouver, chez lui, les preuves de son innocence. En route donc pour Baker Street, Londres, à quelques pas d’ici, donc…

221 B

Comme la plupart des EG hongrois, nous avons beaucoup de place pour circuler et tout autant de choses à voir – lire – comprendre. Il faut reconnaître que nous n’avons pas su apprécier cet EG à sa juste valeur, mais comme je dis toujours, nous évaluons notre expérience.  Donc cet article reflète notre session et dans la cas présent, il est très important de le remettre dans son contexte.

Le décor est sobre mais totalement crédible en tant qu’appartement . Cela va des fausses portes qui servent l’immersion aux vraies cachettes qui servent l’EG. Par contre, on pourrait être chez Mr n’importe qui. Et ce n’est pas un bureau, un violon et une carte de Londres qui me fera penser directement à Sherlock Holmes.

Les énigmes, quant à elles, nous ont semblé bien coriaces. On s’est vite perdus dans la masse des choses à faire et c’est notre absence de capacité d’analyse qui nous a empêché de profiter du moment. Il faut avouer qu’un logigramme à 23 h 30, je n’étais plus trop hermétique pour le faire en 5’.

C’est donc avec pas mal d’assistance (de notre GM) et d’insistance (de notre amour des EG) que nous finirons par sortir du jeu, mi-baillant, mi-rampant…

0 H 00

Il est donc aux alentours de minuit, nous quittons PaniqRoom, après quelques échanges avec notre GM toujours aussi fraîche alors que nous étions éteins. Nous affrontons le froid une dernière fois avant de nous effondrer dans notre lit.

Au final, cet article et prestation ne reflètent pas réellement la qualité de cet EG, mais avec pas mal de recul, je pense que c’est un bon EG-enquête et que la note est adaptée à ce que nous aurions jugé en temps normal. La nuit va être donc bien courte, et de nouvelles aventures hongroises nous attendent dès le lever du soleil.

J’ai aimé :

– Quelques bons nœuds au cerveau à se faire

– L’appartement en lui-même : spacieux et efficace

J’ai moins aimé

– L’empreinte trop faible de Sherlock dans les lieux

– Des énigmes un peu abusées sur la façon de faire

 Licence

 Région

 Meeplerie