Les arcanes du pouvoir

Un candidat à la présidence souhaite se refaire une réputation en jouant « franc-jeu » avec la presse, clamant qu’il n’a rien à cacher. Quelle erreur de laisser des fouineurs tels que nous dans son bureau pendant une heure…

Réunion familiale

Profitant de ces moments de liesse retrouvés, nous fonçons à la frontière de l’Eure et des Yvelines pour s’essayer chez Déliroom et leur arcanes du pouvoir. Quelle ne fût pas notre surprise quand nous vîmes non pas un conteneur, mais deux conteneurs comme lieu de jeu. Le premier artistiquement tagué du nom du prochain scénario – non encore ouvert – et le second celui dans lequel nous allons officier.

Notre game master vient rapidement à notre rencontre, interrompant un instant le rangement de sa salle, afin de nous accueillir et nous inviter à patienter encore quelques instants. Une fois sa tâche achevée, le briefing peut commencer.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fait frais dans ce conteneur bien climatisé et que les règles sanitaires sont respectées. Comme nous étions en avance, nous avons pris le temps de discuter un brin : un peu d’introduction en matière de règles de sécurité et d’histoire du jeu, en passant légèrement par le genèse de Déliroom et l’ouverture prochaine d’un autre conteneur (je peux  comprendre qu’annoncé comme cela, ça n’envoie pas du rêve).

Réunion cérébrale

Nous entrons enfin dans le vif du sujet, à savoir l’escape game. Le bureau du candidat à la présidence – Lacerta – que nous allons interviewer est propre et bien rangé. Peu d’éléments de décors parasites et cela sera vrai pour l’ensemble de l’escape game. Nous noterons que cet environnement aura même tendance à nous faire oublier que nous sommes dans un conteneur.

Le mastering, présent à tout instant, aura la précision d’un coucou suisse pour les alertes ou les indices à donner, se laissant même occasionnellement le loisir de participer à nos blagues.

En ce qui concerne les énigmes, on peut noter deux temps forts pendant le jeu. Un début assez difficile à mettre en place et une fin qui se fait très logiquement. Autant il n’y aura rien à dire de la dernière partie très ludique, autant la première sera plus discutable.

À notre entrée dans le bureau, on trouve assez facilement plusieurs éléments assez perturbants qui de prime abord n’ont aucun lien entre. Mais finalement tous – à peu d’exceptions près – nous amènent à sa manière, à résoudre une seule et même énigme. Et c’est ce qui est totalement perturbant.

Il s’agit en fait d’un parti pris par le concepteur, et je peux le comprendre, néanmoins je reste persuadé que les efforts auraient pu servir à ajouter une énigme simple plutôt que de rendre presque indémêlable la principale [Ce moment où tu comprends l’indice quand tu as résolu l’énigme…].

La suite se déroulera sans encombre pour nous emmener vers un dénouement surprenant ; si nous ne faisons pas gaffe aux détails. Nous sortons donc dans les temps impartis.

Réunion ultérieure

Nous retrouvons notre game master avide de nos retours sur le jeu proposé. Il nous présente également les idées pour son prochain scénario et la suite à plus long terme de Déliroom. Nous y retournerons certainement pour voir ce que peut proposer à nouveau un conteneur en terme de jeu.

Au final, bien que déroutant sur le début, on ne peut que féliciter les concepteurs de réussir à faire rentrer une heure de jeu dans si peu de mètres carrés. Cette prouesse – déjà vécue pour notre plus grand plaisir ici et là – est une fois encore bien réalisée et laisse envisager un champ des possibles infinis.

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