Opération Balkans

Une source d’énergie infinie ? Non vous ne rêvez pas, elle vient d’être trouvée par le professeur Raditchkov ! Malheureusement, cette découverte peut tomber entre de mauvaises mains.

#Vismaviedeblogueur

Dure, dure la vie de blogueur !

Cela va être un exercice difficile que d’écrire cette chronique… mais au bout de 147 escape game, je pense que je vais être capable de m’en tirer (une balle). Pourquoi cela va t-il être difficile ? Et bien « parce que » vous répondrai-je…

« Parce qu’il » y a deux notes et que sur celui-là on est plus proche d’une bêta test que d’un jeu fini et « commercialisable »… Et en effet au vu des premiers retours, c’est plutôt une bêta qu’on a fait. Mais je grille un peu les étapes.

Tout d’abord, parlons de l’accueil : l’espace est grand et aéré avec une bonne hauteur sous plafond. Le sourire est présent dès les premiers instants et les fondamentaux sont proposés (pour rappel : boisson et grignotage). Nos hôtes sont curieux de qui sont Les Potes et les discussions vont bon train. Sans surprise, le sujet du moment : les escape games !

On parle, on parle mais on n’est quand même pas venu jusqu’au fin fond des Balkans pour la partie de thé de chez grand-mère. Le pitch nous est expliqué par une vidéo (vous avez de la chance, vous n’avez qu’à lire le premier paragraphe de cet article…). Notre immersion dans les Balkans prend place de suite dans ce qui semble être la cachette du professeur Rado.. Radis… Raditchkov ! (Si si, je le savais !)

Une fouille pernicieuse

La première salle que nous découvrons est une salle assez spacieuse pour les 5 joueurs que nous sommes et la fouille / enquête commence. La décoration et les éléments font assez d’époque et cela contribue à une bonne immersion. Ce qui est vrai pour cette salle restera vrai pour l’ensemble de l’escape game.

La fouille sera présente et même très vicieuse. Un exemple nous a été donné dès les premières minutes du jeu d’ailleurs ce qui nous bloquera rapidement tous les cinq. Également, tout le long de l’escape game, il faudra faire attention à bien fouiller tous les recoins – quelques surprises détonantes pouvant même être au rendez-vous.

Une fois la fouille réalisée, il restera donc les énigmes… et là, cet article va être un peu plus coton. Maintenant que l’escape game est fait et fini, on peut dire que l’ensemble des énigmes est plutôt bien pensé et réalisé. Malheureusement, quand on est tête dans le guidon à chercher les solutions, elles paraissent complètement floues et ce, à cause d’un fait : il y a beaucoup trop de choses à lire et beaucoup trop de leurres. On se perd dans les choses entourées, en majuscules ou celles qui ne servent pas encore voire pas du tout.

La lecture de trop

Le problème est que cette pollution décrite fini en overdose au fur et à mesure de l’escape game. Aux éléments que l’on essai de garder en mémoire – au cas où – s’ajoutent ceux qu’on trouve dans tous les placards, coffres des différentes pièces. Est-ce que sur l’ensemble d’un classeur de 10 pages, l’une d’elle servira peut-être un jour ?

À cela s’ajoute une énigme totalement incompréhensible – pour nous – pour laquelle notre game master a dû nous donner pas moins de 5 indices pour réussir à la comprendre. À nos yeux, le texte est flou, la logique incertaine et l’idée complètement farfelue, même si intéressante au final.

Heureusement, un mastering efficace nous permettra d’avancer sans trop nous sentir en difficulté sur le timer. Mentionnons que, pour le mastering « oral », tousser dans le micro pour prendre la parole nous laisse le temps de nous taire pour pouvoir l’écouter. C’est une très bonne idée et certains autres escape games pourraient prendre de la graine.

Un bilan évolutif

Au final, ce mélange de plan électrique, de formules chimiques, de mémo laissé « par-ci », de poème trouvé « par-là » laisse à un moment un goût de trop. J’avoue qu’on a tous décroché à un moment. Au final, si je devais noter l’escape game à la sortie, la moyenne de nous cinq donnerai un 12/20.

Par chance, nous avons discuté avec les concepteurs de tous ce que vous trouvez dans cet article. En effet, ils ont été plus que réceptifs – pour ne pas dire avides – à nos « critiques constructives ». Ça a été un vrai échange particulièrement agréable. Je pense – et j’espère – qu’ils enlèveront pas mal de lecture inutile et/ou de leurres dans le but de simplifier voir de fluidifier le plaisir du joueur.

C’est en prenant compte cette supposition que j’ai décidé de noter l’escape game. Car, en toute honnêteté, les décors sont réalistes et les énigmes sont bonnes. Cependant le chemin emprunté est un peu trop lourd dans la profusion d’informations accessibles. Merci encore aux équipes de Quest Factory pour leur accueil et écoute en tout cas.

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