La grande horloge

Après la correcte Superette, Room Rush ouvre d’affilé ses 2e et 3e salles. Nous allons parler ici de la grande horloge : escape game à l’ambiance très steampunk et à la réalisation propre et aboutie. 

Le niveau impossible…

Quelques mois après l’ouverture de La supérette, Room Rush se permet d’ouvrir non pas un mais deux scénarios coup sur coup. C’est donc avec un certains plaisir que nous poussons les portes de l’enseigne pour y tester La grande horloge.

Lors de la réservation, ce qui se fait de plus en plus, c’est de proposer un niveau de challenge évolutif : de simple à difficile. Cette fois, c’est même le niveau impossible qui est proposé ! Il n’en fallait pas plus pour me convaincre.
Ce soir là, c’est donc également le patron avec lequel nous allons jouer. Il est toujours accompagné de son débit de parole impressionnant. C’est enthousiaste, mais pas toujours très compréhensible ou dans le thème. J’avoue n’avoir pas compris l’intérêt de la moitié du briefing… et avoir perdu l’autre moitié noyée par la première. C’est donc après ce moment de flottement que nous le chrono démarre. Nous sommes propulsés dans les méandres du temps, équipés de nos matériaux de grands horlogers.

… mais alors vraiment impossible…

Alors autant dans La supérette, on pouvait se raccrocher à un univers concret pour jauger de l’immersion, autant sur celui-là, nous nous laisserons embarquer dans le délire de l’artiste. L’ensemble des décors est franchement intéressant, les rouages du temps sont des composants omniprésents et très justement utilisés tout au long de l’escape game. La touche graphique n’est pas sans rappeler un peu les tags de Budapest, mais c’est beaucoup mieux réalisé et franchement sympa à voir. On pourrait regretter que toutes les salles de l’escape game ne soient pas du même niveau de qualité.

Là où cela pêche un peu plus, c’est au niveau des énigmes. Le niveau impossible porte bien son nom car il y est fait abstraction de l’ensemble des indices nous permettant de mettre en lien, de comprendre et de résoudre les énigmes. Du coup, c’est le chaos complet, le grand retour de la logique aléatoire. On se retrouve à devoir tester des trucs pour vérifier que cela fonctionne… bref, tout ce que je déteste.

Néanmoins, si on allège un peu le niveau, les éléments supplémentaires à disposition rendent l’escape game faisable et agréable à faire. Les énigmes deviennent intuitives et ludiques, ce qui rend l’escape game cohérent.
Nous noterons aussi la présence de beaucoup d’éléments dont le design a été très travaillé et qui rend l’immersion d’autant plus crédible. À cela s’ajoute une quête annexe qui s’intègre aussi bien au background qu’au jeu en lui même.

… qui nous amène à l’échec

C’est face à la dernière énigme, même si nous avons été considérablement aidé, que nous échouons. Et pour cause, même avec les explications, la résolution est boîteuse et contreè-intuitive. Notre hôte débarque donc en habit de lumière pour nous débriefer sur le jeu ; et c’est reparti pour un tour de totale incompréhension.

Néanmoins, il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de bonnes idées dans cet escape game. Que ce soit au niveau de l’esthétique, des accessoires, des énigmes ou du scénario. Il faut juste bien mesurer son ego avant de réserver.
Au final, un escape game qui tient de belles promesses, avec de beaux éléments de décor. La gradation de difficulté est un peu disproportionnée mais admettons, nous l’avions cherché.

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