Le dernier otage

Suite à des négociations gouvernementales, tous les otages ont été libérés. Une exception notable : vous ! Saurez-vous réunir vos dernières forces pour vous libérer ?

Un an après

Tout d’abord, je suis désolé, mais cet article spoilera légèrement ce scénario qui se joue en solo. Ceci dit, la salle étant maintenant fermée, on s’est donc dit qu’on pouvait se le permettre. Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal à écrire cet article et encore plus à choisir de le diffuser ou pas.

C’est donc un retour chez une des enseignes parisiennes récentes : Spirit Escape. On se souvient qu’ils nous avaient sollicités pour venir tester leur première salle. Cependant c’est anonymement que nous avons décidé de venir faire Le dernier otage, histoire de voir si le traitement est différent.

Déjà, première déception, après plus de 6 mois d’existence, le staff semble toujours aussi débutant que lors de notre première visite. En effet, la présentation est maladroite, hésitante et le pitch n’est pas maîtrisé. Faut-il être compréhensif ou bien est-ce juste un manque de professionnalisme vu que le temps ne change rien à l’affaire ?

Souviens-toi l’été dernier

Une fois le briefing terminé, on se laisse guider dans cette salle. La suite s’enchaîne : fermeture de la porte, lancement de la bande pré-enregistrée, et c’est par…

Là, on ne comprend plus. En effet, musique et voix déformée de JigSaw (le psychopathe de Saw) : on t’explique que tu as été choisi pour être testé… Adieu le pitch de la prise d’otage qui tourne mal. En fait, on a l’impression que le créateur ne savait pas trop quoi choisir entre deux idées, ou qu’il a changé d’idée en cours de route.

C’est donc armé d’une petite lampe torche que je suis enfermé dans un placard, dans le noir. Dans un premier temps, il faudra déjà trouver comment se détacher du mur. Ici, la fouille est – comme on peut l’imaginer dans une salle de moins de 1m² – assez légère. Les énigmes sont toutes visibles dès le départ. Heureusement, pour bien démarrer, le game designer a numéroté les premiers cadenas. Eh oui, la salle est 100 % linéaire. Par conséquent, il faut enchaîner les cadenas les uns après les autres jusqu’à ouvrir la porte de sortie. Et dieu qu’ils sont nombreux, ces cadenas.

Si la première salle de la licence était chargée en décoration, ici c’est vraiment minimaliste. En même temps, c’est très convaincant : on a vraiment l’impression d’être dans un placard oublié. Et pour ajouter de l’immersion et du danger, des clous dépassent vicieusement du mur.

D’où vient ce bruit de fond ?

Après, on pourrait presque ignorer ces petits détails et passer un bon moment. Enfin, c’était sans compter sur le game mastering tellement inapproprié. À la décharge du game master, on doit mentionner le fait qu’il n’y a pas de caméra dans la pièce. Investir dans une caméra infrarouge, est-ce trop cher si cela favorise l’expérience du joueur ? Pas le choix, le game master doit vous guider en aveugle, via un talkie walkie.

La majeure partie du temps, il va vous demander ce que vous faites? Que vous le sollicitiez ou non, il voudra savoir où vous en êtes, et ce que vous avez trouvé. Il n’hésitera pas à se faire insistant si vous ne répondez pas assez vite à l’une de ses nombreuses sollicitations. Je vous rappelle que vous faites un marathon d’ouverture de cadenas. Quel plaisir de profiter de ces interruption continuelles quand on réflechi sur les énigmes corsés !

Mention spéciale pour le bout de plastique que l’on doit brûler, dans un espace confiné qui doit faire un peu moins de 3 m³. On ressort avec l’impression d’avoir vraiment risqué sa vie, et en même temps d’avoir perdu une heure. On se console avec le prix qui était raisonnable.

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