Les disparus

Nul ne peut affirmer savoir ce qui est arrivé à la famille Morel. Cette dernière a disparu sans laisser de trace. Bien des soupçons ont mené les enquêteurs sur un tueurs en série qui sévissaient dans la région. Après plus de 80 ans d’enquête, vous décider d’entrer dans la maison de famille. Vous reprenez l’enquête pour enfin mettre la lumière sur ces événements.

Ce que veulent les potes

Il y a un temps pour tout type d’escape game : les escape games assez classiques et contemporains, les voyages au fin fond des temples ou contrées imaginaires, et parfois les escape game qui font peur… C’est de cette dernière catégorie que cette fois nous allons vous parler.

Phobia Paris (de son ancien nom : Claustrophobia) est une licence venue tout droit des pays de l’Est là où ils ont à peu près 2-3 ans d’avance sur nous au niveau des escape games. Du coup, dans cette licence, tous les escape game profitent de cette avance technologique. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Chacun son point de vue : le mien c’est qu’à force de trop en faire dans la technologie, j’ai parfois l’impression de perdre ce qui fait l’essence même d’un escape game.

L’entrée est en tout point conforme à d’habitude à l’exception du lieu de l’attente plus isolé – et où on a été laissés un peu en plan un long moment, jusqu’à avoir eu l’impression d’être oubliés – et donc avec moins de caisse de résonance, c’est quand même d’autant plus agréable. Les fondamentaux sont bien présents en self service et l’accueil est souriant.

Ce que veulent les esprits

L’histoire qui nous est contée est des plus édifiantes. Un meurtre étrange, une enquête qui tourne en rond, ces mêmes enquêteurs qui disparaissent, un lieu qui semble maudit. Tout cela n’augure rien de bon en fait. Nous sommes donc là pour résoudre cette énigme qui dure depuis quelques décennies et les esprits qui hantent ce lieu vont avoir forts à faire pour tenter d’effrayer les Potes.

On nous promet donc un manoir et là dessus, nous sommes servis. C’est très spacieux, élégant et agréablement décoré. Le seul soucis c’est que nous évoluons dans une pénombre envahissante et à mes yeux, ce n’est pas forcément justifié. De plus, une voix chuchote doucement à nos oreilles : cela n’augure vraiment rien de bon.

Les énigmes, à l’instar des autres scénarios de la licence, sont uniquement en 2.0. Comprendre donc qu’il faut bien replacer chacun des éléments à leurs places pour pouvoir avancer, plutôt que de trouver un code pour un cadenas. Il faut aussi faire preuve de rigueur dans la fouille car l’espace est grand et les cachettes sont nombreuses. Néanmoins, quelques manifestations spectrales nous remettront bien vite dans l’ambiance des lieux et de l’histoire. Il faut en effet s’attendre à quelques sursauts et à quelques surprises tout du long de l’escape game pour notre plus grand plaisir.

Ce que veulent les enquêteurs

C’est donc avec des aveux troublants que nous ressortirons vainqueurs de cet escape game après un peu moins de 40 minutes dans les lieux.

L’ensemble est cohérent mais surtout surprenant. Je regrette personnellement l’exploitation exagérée de technologie qui coupe finalement certains effets de logique vers des opérations un peu plus manuelles, mais qui, à côté de ça, apporte tellement à l’immersion et au plaisir de jeu.

Au final c’est un escape game qui se termine avec une ambiance assez lourde et quelques cris poussés pour notre plus grand plaisir. Ce n’est pas encore un escape game digne de nos plus noires peurs, mais cela s’en rapproche petit à petit.

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