L’orphelinat

Durant un voyage avec des amis en Pologne, vous traversez un village aux tristes rumeurs. Il y aurait des disparitions d’enfants dans le vieil orphelinat de la ville. Malgré les mises en garde des villageois, vous vous rendez sur place à la tombée de la nuit.

La 7e porte

De la propre publicité d’Enigmatic : la 7e porte s’est ouverte le premier juillet 2018. Ce qu’il faut comprendre dans ce nombre c’est que les escape games – chez eux – se succèdent dans un long couloir et chaque porte possède sa propre identité. C’est devenu flagrant et de mieux en mieux réalisé au fur et à mesure de ces quelques derniers mois. Ainsi, la porte de l’orphelinat que nous nous apprêtons à franchir, correspond bien à ce que l’on peut en attendre. Une vieille mansarde dont le bois fait peine à voir, les vitres diaphanes tellement opaques que la lumière peine à filtrer à travers. Bref, c’est prometteur et ce, dès le paillasson.

L’accueil chez Enigmatic reste fidèle à lui même. Plusieurs groupes de joueurs plus ou moins bruyants se rassemblent dans une grande pièce avec une boisson (mais cette fois, pas de quoi grignoter). L’un des game masters s’avance pour expliquer les règles des escape games en général. Ensuite, nous sommes envoyés chacun dans nos histoires. En lieu et place de la vidéo, cette fois nous avons notre game master qui nous raconte la sordide histoire de cet orphelinat. Malgré ses dernières mises en garde, nous décidons de nous aventurer quand même dans l’orphelinat.

Hé oui, nous sommes plutôt du genre têtus et braverons les interdits !

Toc toc toc !

À l’instar de l’extérieur, l’intérieur du complexe ne souffre d’aucune fausse note. La réalisation est poussée et, pour avoir fait les autres histoires de cette enseigne, de mieux en mieux. De fausses portes sont présentes et très bien incorporées au décors, des effets graphiques sont somptueux. Les effets sonores ne sont pas en reste : non, tout est bien là pour nous faire sursauter au moindre petit cri. J’émettrai juste un bémol sur la bande son qui manque parfois un peu de… conviction :).

Les énigmes se suivent et ne se ressemblent pas. Nous avons affaire à un escape game 2.0, là où tout est technologique à l’exception de la présence d’un ou deux cadenas. Sans être spécialement facile, les énigmes s’enchaînent assez rapidement. L’escape game mise plutôt tout sur l’ambiance locale. Enfin, notons que sans nous avoir fait sursauter, on n’en menait pas large dans ce petit local très mal éclairé.

Le jeu de lumière apportera également son handicap avec une fouille qui nécessitera de bons fouilleurs méthodiques pour venir à bout de cachettes qui sont bien fourbes.

En tout cas, nous sommes sortis vivants avec la réponse à la question : qu’est-il arrivé aux occupants de cet orphelinat ? …et je vous laisserai le découvrir !

Une fois dehors…

Et bien après avoir arpenté les couloirs lugubres et sombres de cet lieu, nous ouvrons la porte de sortie qui nous renvoi directement dans notre présent car oui, la sortie n’est pas peinte ni adaptée à la sortie de cet escape game. Nous nous retrouvons face à un mur blanc et même si un effet humoristique est présent, l’effet d’un mur immaculé de blanc picote un peu les yeux ; c’est un peu dommage.

Au final, Enigmatic se lance dans un escape game qui fait peur, alors sans aller jusque frôler la crise cardiaque, l’ambiance est saisissante et angoissante du début à la presque fin. En effet, si tout l’orphelinat est usé et abîmé, la dernière salle est, quant à elle, immaculée neuve… et c’est dommage. En dehors de ce détail, c’est un sans faute.

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