Da Vinci

Après des années d’enquête sur le Graal et Léonard de Vinci, vous finissez par apprendre où le dernier a bien pu cacher le premier. Une chose est sure, maintenant, tous les chemins vous mènent au Louvre. Vous avez réussis à arrêter l’alarme pendant 60 minutes : c’est le temps que vous avez pour dérober le Graal. Bonne chance.

Un pacte Franco-Russe

Phobia Paris, anciennement Claustrophobia est une licence très connue en Russie. Elle possède une quantité phénoménale de scénarios et a fait le choix de nous faire profiter de 2 d’entre eux – pour l’instant. Nous nous rendons donc dans le 13e arrondissement de Paris pour y découvrir les locaux choisis.

Le hall d’accueil est juste somptueux en terme de place et même de décoration très cuivrée. Néanmoins, elle provoque l’effet secondaire d’une acoustique ahurissante et de l’écho dès que quelqu’un parle. C’est un peu dommage de ne presque pas s’entendre les un les autres au final dans un brouhaha avec plusieurs groupes en même temps.

C’est donc en mi-teinte que nous entendrons ce qu’aura à nous dire notre game master, et je n’ai personnellement qu’une hâte : celle de me faire enfermer dans une salle afin que ce désagrément ne cesse au plus vite.

Une vision russe du Louvre

Nous rentrons donc dans un musée, sans aucun doute possible, à la recherche de passages secret. Nous ne sommes donc pas véritablement dans un escape game où les énigmes et la logique sont de mises, mais plutôt dans une exploration minutieuse de chaque latte de parquet ou pierre murale en espérant déclencher un petit « clic ».

Une fois le passage secret trouvé, nous découvrons des trésors d’imagination dans des salles toutes plus sublimes les unes que les autres. La réalisation est au-delà de soignée : c’est tout simplement somptueux. On sent l’investissement matériel qui se cache derrière un tel jeu et il n’y a pas à dire, c’est un régal.

Les énigmes sont logiques mais surtout mécaniques. Vu l’avance historique et technologique qu’à la Russie sur les escape games, il n’est pas étonnant de voir qu’il n’y a aucun cadenas tout du long du jeu. Pour le reste, les énigmes seront d’une grande formalité : des parchemins nous dirons assez explicitement quoi faire et nous le faisons.

C’est donc en un peu plus d’une demi-heure que le Graal se retrouvera entre nos mains après une bonne série d’effets waouh sur la patte graphique.

Une version édulcorée

Du coup, nous sortons dubitatif sur ce jeu. D’un côté, c’est un escape game totalement 2.0 qui s’offre à nous, mais d’un autre côté, celui-ci n’a pas d’âme, il s’agit d’une usine à énigme qui ne raconte pas spécialement une histoire dans un environnement superbe. Mon côté joueur a été satisfait de l’expérience de jeu, mon côté exigeant se retrouve un peu perdu.

Au final, on ne sait pas quoi penser et c’est mon côté exigeant qui l’emportera pour la note finale. Un très bel escape game avec des très beaux éléments de décors mais avec, au milieu, un manque de sens profond à nos actions.

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