La cabane

L’agression a eu lieu lors d’une balade en forêt. Le réveil est dur, nous sommes maintenant enfermés dans l’antre d’un cannibale. Il vient de partir chercher du bois pour nous faire cuir à feu doux. Cette heure semble être notre dernière à moins que…

La cabane dans le milieu

Dans le milieu des escape games, il y a maintenant une rude concurrence sur Paris. Quelques enseignes arrivent à sortir leur épingle du jeu et d’autres n’arrivent malheureusement pas à rivaliser : faute de moyens ? d’idées ?

C’est chez Spirit escape où nous avons rendez-vous,  nos expériences passées au sein de l’enseigne étaient assez décevantes. Mais qu’en est-il du thème survival-horror qu’elle propose ?

Nous constatons dès l’extérieur une certaine amélioration merchandising : moins fouillis, allant directement à l’essentiel (au revoir les livraisons de colis) et avec le « Do Not Cross » digne des séries policières américaines sur la porte rappelant ainsi leur thème policier : et bien pourquoi pas !

À l’intérieur : un melting pot de groupes qui partent ou qui se préparent à leur premier escape game et tout cela avec un unique game master. Néanmoins nous sommes pris en charge assez vite et nous descendons à la cabane…

La cabane dans les bois

Une fois menottés et cagoulés, notre game master nous explique les enjeux de notre mission de façon assez maladroite. À un moment, nous avons été attaqués sans trop savoir ce qui nous arrive, l’instant d’après nous avons une heure pour sortir pour échapper au cannibale qui vit en ces lieux. Nous avons un portable qui ne reçoit rien mais par moment les flics arrivent à nous aider – portable qui aura l’étrange forme d’un talkie-walkie… L’escape n’est même pas commencé que les incohérences scénaristiques sont déjà un florilège.

Une fois enfermés, nous nous décagoulons pour entamer notre aventure afin de nous échapper. Nous constatons rapidement qu’à l’instar des autres scénarios, la réalisation a un côté très amateur. Ici, c’est particulièrement exacerbé par l’accumulation de décorations d’Halloween de très mauvaise qualité.

Les énigmes sont très du très basique code-cadenas. Notons tout de même que la seule originalité résidera dans des types de cadenas rarement / jamais vu en 350 escape games. Leur exploitation n’aura néanmoins que très peu d’intérêt ou d’imagination.

Je vais m’arrêter également sur l’ambiance sonore qui est une bande son passée en boucle sans cohérence aucune : on passe des cris d’une petite fille à la musique de film d’horreur suivie des bruits d’une tronçonneuse le tout sans lien.

La cabane d’à côté

Tout cet ensemble rend le jeu brouillon et sans saveur. Ce qui est le plus difficile, c’est de voir qu’à quelques mètres de là se situe la licence Unleash d’une qualité monstre. Si on parle du thème de l’horreur : « le cannibale de Paris » propose une expérience radicalement plus intensive et crédible à tout point de vue.

Alors qu’en penser ? À vrai dire, rien de très probant. Les codes de l’escape game sont respectés, même si on aborde une version un peu terre à terre du concept. Mais c’est tout ce qu’il y a autour qui pêche : du manque de cohérence sur le scénario, la fragilité du fil conducteur jusqu’aux détails de la bande son.

Au final, la cabane ne me donnera pas plus envie de retourner chez Spirit Escape qu’avant et reste très en dessous de ce que l’on attend d’un escape game aujourd’hui.

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