Maya Jungle

Rendez-vous au campement d’Uxmal, là où vous attend un temple Maya abandonné et surement pétri d’infinies richesses !

L’usine à Escape

Le moins que l’on puisse dire est que l’Escape Lab’ est la plus grande plateforme de turn-over en matière d’escape games parisiens. C’est vraiment le lieu où viennent se tester les jeux pour, parfois, disparaître bien rapidement. Au même titre, le lieu est propice aux escape games événementiels ou promotionnels à l’instar de Follow the light qui avait pour but de promouvoir les ampoules Philips.

Fort de très bonnes trouvailles comme Edward Selgorn ou Alma 3.0, l’Escape Lab’ a aussi accueilli des réussites plus mitigées – selon nous – comme Echo Squad ou Dans le noir… Nous avons donc hâte de pouvoir nous faire un avis sur cette nouvelle salle : Maya Jungle. Elle remplace géographiquement l’excellent 3 singes et tout notre groupe espère qu’elle en sera son digne successeur.

Après un peu d’attente dans le hall d’accueil, une Indiana Jonesette survoltée se présente à nous. Elle nous embarque dans sa version de l’avion direction la jungle sud américaine ; avion ressemblant cruellement à un ascenseur. Une fois arrivés sur place, un briefing tout aussi enjoué nous mène directement sur le lieu de notre expédition.

L’escape jetable

Ladite jungle commence fadement par une tente telle que l’on peut l’imaginer il y a 500 ans lors des colonies. Malheureusement, elle donne plus l’impression d’être un stratagème pour cacher l’ancien décor à moindre frais, mais admettons. Le reste de la jungle sera assez moyen et le temple de qualité similaire. L’ensemble, en terme de décors, est assez décevant.

Quant à elles, les énigmes semblent sorties tout droit du programme électoral d’Alerte Laguiller de 1970 à 2000 : inlassablement recyclées sans aucune évolution par rapport à la réalité de ce que proposent les autres candidats. Elles – les énigmes – reprennent même les erreurs qu’on moleste allègrement depuis que de la cohérence histoire-énigme est ce qu’on peut naturellement attendre dans un escape game.

Notre game master – bien que donnant le meilleur d’elle-même – ne peut pas pallier à des erreurs de débutants telles que : masteriser efficacement deux salles (ce qui ne devrait pas lui être demandé), trouver le bon argument scénaristique pour entrer dans la salle et y récupérer un objet. J’aurais préféré passer sous silence le non-fonctionnement d’un cadenas à code ; cependant, quand des joueurs répètent depuis cinq minutes que le code ne fonctionne pas, mais qu’elle semble ne pas pouvoir venir aider sûrement parce qu’elle est contrainte de rester à sa place pour gérer l’autre groupe… Décidément, rien n’aide cette personne pleine de bonne volonté à échapper au naufrage d’une expédition vouée à l’échec.

L’escape à jeter

On ressort plutôt épuisés d’avoir cherché à comprendre ce flot d’énigmes approximatives dans un lieu où la finesse des décors n’arrive même pas à sauver ce qui peut encore l’être. C’est malheureusement en comparant avec ce que proposent les autres enseignes, au sein de l’Escape Lab’ et surtout en dehors, qu’on ne peut que constater le gâchis.

Gâchis pour une game master qui met ses tripes à nous offrir une séance inoubliable et qui, malgré tous ses efforts, finira comme la console Jaguar de Sega : oubliée de tous. Gâchis pour des décors qui se résument à de la pelouse de chez Saint-Maclou et une toile de tente de chez Decathlon. Gâchis sur des énigmes qui nous décevront chacune tour à tour.

Au final, il s’agira probablement du plus mauvais temple Maya qu’il m’ait été donné de visiter (et nous avons rencontrés quelques médiocres). Un conseil de Pote : économisez votre argent, ou alors utilisez-le ailleurs ; à Paris, il y a d’autres choix plus pertinents.

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