1891 – Baker Street

Par L'Orga

Une terrible nouvelle a été annoncée : le principal résident, Sherlock Holmes semble avoir disparu… Aucun signe de vie du célèbre détective depuis plus de dix jours. Pourtant, la situation est plus inquiétante que jamais et sa dernière enquête doit absolument être résolue, l’avenir en dépend ! D’ailleurs, l’agent Zelda McKenzie, qui travaillait sur la même affaire, manque également à l’appel : est-ce le fruit du hasard ou une inquiétante coïncidence ?

Une dernière pour la route

Dernière ligne droite, pas pour nous mais pour Time Corp malheureusement. Il est maintenant acté que l’enseigne ferme définitivement ses portes. Après un début très prometteurs à Gentilly où nous avions rencontré – pour la première fois – les filles-steampunk de l’agence temporelle, quelques problèmes inhérents aux locaux les avaient forcées à fermer une première fois.

Quelle ne fut pas notre surprise quand l’annonce de la réouverture de l’agence fut proclamée et cela dans l’enceinte même de la capitale avec pour objectif de séduire le public parisien. Mais entre Covid et rude concurrence, l’enseigne peine à récupérer ses joueurs. C’est à ce moment que nous croisons une de nos game masters de Gentilly en 2017, légèrement fatiguée mais le sourire toujours accroché et la volonté intacte de faire vivre à ses joueurs une expérience unique.

La dernière fois, nous avions rencontré Némo discutant avec Sherlock. Il est logique que cette fois, nous allions croiser Sherlock qui nous parle de Némo. La machine à voyager dans l’espace et le temps est toujours aussi confortable et efficace. Avec la ponctualité d’un horloger, nous nous retrouvons devant les appartements du détective.

Très Sherlock

Ledit appartement est très rudimentaire ne proposant pas énormément de place pour nous déplacer. L’ensemble de meubles – nécessaires aux énigmes – prend beaucoup de place. Cependant l’enseigne ne s’est pas laissée aller à la facilité de proposer des papiers peints bibliothèque pour économiser sur la place au détriment de l’immersion, ici tout est réel. Nous sommes donc dans un appartement tout en relief facilitant sa crédibilité.

Les énigmes sont beaucoup plus discutables. On a du mal à en définir l’ordre, l’intérêt, ou même l’intégration dans le scénario. Une énigme amène à la suivante sans pour autant dévoiler son fil conducteur. Ce n’est que vers la fin du jeu que l’on entrevoit les tenants et aboutissants de l’histoire… le moins que l’on puisse dire, c’est que ce Sherlock est tordu.

De plus en plus, nous apprécions les fins de jeu qui proposent un climax et un petit effet qui sort de l’ordinaire. Pour cette salle, force est de constater qu’un effort à été fait pour marquer le coup. Si graphiquement, il peut sembler étrange, il s’intègre très bien à l’histoire de Sherlock – voyageur temporel. Il manque juste le petit effet pimenté pour mettre en exergue cette fin travaillée.

Dépôt du bilan

Les filles de l’agence nous manquerons, car elles avaient une vraie belle histoire à raconter. Elles se sont relevées une fois après Gentilly, deux fois après le Covid, mais cela n’a pas suffit malheureusement. Nous profitons de cet article pour leur souhaiter le meilleur pour la suite.

Au final, l’agence Time Corp n’a pas pu prédire son futur malgré sa possibilité de voyager dans le temps. Quant à nous, nous resterons sur notre faim maintenant que nous avons les coordonnées fournies par Némo et l’année par Holmes pour tenter de savoir quoi en faire. So long Time Corp.

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