La maison de poupées

Un père, adorant sa fille plus que tout, a ouvert un magasin de poupées pour elle. Morte accidentellement dans l’atelier, ne supportant pas cette absence, il a décidé de la faire embaumer pour la garder près de lui. Inès, une amie journaliste, a essayé de mener une enquête sur ce sordide fait divers mais sans succès. Parviendrez vous à élucider ce mystère ?

Un arrière-goût de défaite

De retour chez Victory au centre historique vers Saint-Lazare – rue de la Victoire – qui vaut certainement son nom à l’enseigne. Notre dernière venue pour Game of Stones était assez chaotique et décevante. Je ne suis donc pas spécialement confiant en entrant dans l’enseigne.

C’est maintenant démasqués que nous pouvons nous déplacer dans les lieux. Il n’y a pas à dire, cela m’avait prodigieusement manqué. Et, il faut l’avouer, cela rajoute en agréabilité pour jouer.

Notre game master se présente tout sourire et fortement agréable devant nous. Les règles de base sont assez vite évacuées pour passer dans le vif du sujet. L’histoire est abracadabrantesque… rien ne se tient sur la malédiction et ses raisons, sur ses effets et ses conséquences… bref, passons.

`À deux doigts de la victoire

Le début de la salle se passe plutôt bien avec de bonnes idées de jumpscares nous surprenant régulièrement et de façons assez inattendues. Le côté esprit frappeur est donc bien rendu même si les murmures sont assez inaudibles masqués par nos échanges entre joueurs.

Au commencement, les énigmes se succèdent au détriment de l’histoire, l’ensemble se veut agréable à jouer et très fluide… jusqu’à un certain point. Ze point ; la fin du jeu est tout bonnement infâme ! Bien que l’idée sur le fond soit bonne, la réalisation est ubuesque. On se perd dans les énigmes et dans la liste des actions à faire. L’intérêt laisse sa place à l’énervement, et l’espoir à la défaite malgré une très confortable avance prise sur la première partie.

L’enseigne qui porte mal son nom

La défaite n’est pas pour notre groupe, bien que nous ayons échoué la salle, mais bien pour Victory qui était presque à un sans faute sur la salle et gâche ainsi le point d’orgue du jeu et de son scénario.

Notre game master à bien tenté de remonter le moral des troupes à grand renfort de pardons en expliquant les tenants et aboutissants du jeu mais en vain. Sachant que l’enseigne n’est pas spécialement à l’écoute des joueurs, on le laisse finir comme on regarde un chien finir de passer sur un arbre.

Au final, cette salle est un franc gâchis. L’idée de base est bonne, et même si le scénario est boiteux, on aurait pu passer outre. Le début est bien pensé et la peur très présente et ça part redoutablement bien. Mais la fin est tellement désordonnée et inconsistante qu’on reste sur l’impression de mâcher un chewing-gum resté trop longtemps sous la table. Dommage.