Exfiltration

Nous sommes la meilleure équipe spécialisée dans les enlèvements, les ravisseurs se sont absentés mais peuvent revenir à tout moment. Les kidnappés possèdent un collier explosif qu’il faut désamorcer. Cela fait beaucoup de choses à faire en si peu de temps…

Celui qui part

Comme dit dans notre précédant article, nous sommes à Amiens pour tester la trilogie des escape game de Get Out ! Après notre échec cuisant en chemin de la porte de sortie, sur L’affaire Cunningham (bon faut avouer qu’on est pas du matin), nous nous retroussons les manches pour sortir notre ami de sa prison dans Exfiltration.

Notre hôte, Mickaël, nous parle de son passé, sa conception des escape game, pourquoi Amiens (oui il parait que c’est un choix…) ; bref, nous faisons de plus en plus connaissance avec lui. Néanmoins, pour rester dans nos critères de notation, il manquera un peu de bonbons pour être parfait.

À nouveau, nous avons les explications d’usage sur les règles à respecter sur un escape game… tout d’abord je me demande un peu pourquoi, puis je comprend qu’il fait en fait le full package : c’est comme si nous étions des joueurs lambda rentrant dans son escape game. La démarche est intéressante dirons nous. Puis il prend l’un des nôtres et l’emmène avec lui.

Ceux qui restent

Nous sommes emmenés à notre tour dans une pièce que nous découvrons petit à petit. Notre acolyte non loin porte sur lui une bombe qu’il serait bon de lui enlever dans le temps imparti. La décoration n’est pas spécialement intéressante dans un premier temps : une geôle, un bureau, une étagère… bref un concept très standard.

Ce qui va illuminer la suite de l’escape game ce sont les « jeux » qui sont dedans. En fait, à très peu de moments j’ai eu l’impression de faire un escape game ; en revanche j’ai joué. Toutes les énigmes sont ludiques et intéressantes à faire, complexes d’un premier abord tout en étant accessibles et assez chronophages.

Il est très difficile de statuer sur cet escape game, d’un côté il est presque dramatique : s’évader avant que le cou de notre ami n’explose, de l’autre on s’amuse à le faire et on voudrait qu’il y en ait encore et encore. Chaque épreuve est totalement divertissante, tout en occupant chacun des quatre joueurs que nous sommes.

Ce qui est tout aussi intéressant à noter, c’est le mastering qui prend différentes formes tout au long de l’escape game et quelques surprises scénaristiques. Le tout rend donc ce spectacle explosif – sans jeu de mot (quoique).

Il n’y a pas à dire : nous nous sommes amusés comme des fous pendant toute l’heure qui nous était impartie. Alors c’est le décor ressemble plus à vieux garage abandonné qu’à un site de détention pour otage, mais vous savez quoi : je m’en fous complètement, je donnerai cher pour que des escape games parisiens prennent la peine de faire la moitié du travail fait ici.

Ceux qui sortent

Mais je m’égare, le temps défile et la fin s’approche à grand pas et la sortie nous tend les bras. Nous choisissons donc, après avoir épuisé l’escape game de sortir et délivrer notre amis du fardeau qu’il porte et retourner à notre vie d’avant.

Au final, je pense que vous l’avez compris, un escape game imaginatif et très ludique. Même si on perd un peu la notion du scénario et que la réalisation est assez sommaire, on pardonnera largement ces faiblesses vu l’intérêt et l’amusement qu’il procure.

Il est temps pour nous de faire une pause repas en compagnie de notre hôte. Nous traversons les rues de la ville hantées par des brocanteurs puis nous déjeunons tout en apprenant à connaître le gérant de Get Out !

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