Quarantaine

L’un des éminents professeurs du CMI (Centre des Maladies Infectieuses) d’Amiens vient non seulement de créer un virus mortel mais a décidé de le propager dans la nature provoquant ainsi la fin de l’humanité. Il s’est absenté de son bureau pour environ une heure, c’est tout ce que nous pouvons vous proposer pour sauver le monde ! À vous de jouer.

Changement de crèmerie

Après 3 escape games très réussis à Amiens, nous ne serions jamais partis sans tester autre chose en ville. Par « autre chose » comprendre un escape game sinon vous n’auriez jamais eu à lire cet article.

Nous arrivons donc chez X Scape fins prêts à en découdre quel que soit le sujet qui nous attend. Dans les locaux de l’enseigne, nous sommes accueillis avec un grand sourire mais pas grand chose de plus. Malheureusement, nous ne nous attarderons pas sur l’absence complète de fondamentaux : critère semblant donc provenir de notre région parisienne. En dehors donc de ce sourire, pas grand chose, pas de feeling, pas d’envie de discuter ou de partager… bon ok. Faisons notre job.

Comme à l’accoutumée, malgré notre nombre avancé d’escape game nous ne couperons pas aux règles de base. Puis vient le moment attendu du pitch de départ et nous nous engouffrons dans un labora…

Changement de tête

… té…

Ce sont quatre pans de murs, deux armoires verrouillées, une table occupée et un bureau qui nous attendent. On se sent presque plus dans une panic room que dans un endroit où un poison mortel a été conçu. Une fois encore, moins de lampes que de joueurs, une lumière éteinte et « mise sous clé »… Quelle perte de temps sans intérêt ! Qui mettrai un interrupteur de lumière sous clé ? Sérieusement ? [Rassurez-vous cet escape game vous laissera découvrir d’autres incohérences scénaristiques]

Après une fouille, un indice, et sûrement dix min de perdues sur ce « détail » l’escape game peut enfin se dérouler. Jusqu’à ce que l’on découvre les lieux un peu bricolés décrit juste au dessus. Maintenant que tout est allumé, le jeu peut commencer. Les premières énigmes se trouvent assez rapidement et les déductions également. Nous serons bloqués quelques bonnes minutes sur un problème de fouille sans grande incidence, mais quelle que soit la façon de regarder l’escape game, on ne s’amuse pas. Peut être que l’écart est trop grand comparé aux dernières salles que nous venons de faire ; toujours est-il que nous trouvons la réalisation assez pauvre et les énigmes un peu faciles (pas à résoudre mais à réaliser).

Un exemple type est ces petits triangles jaune qu’on trouve sur les scènes de crime qui n’ont strictement rien à faire ici mais sont juste là pour trouver un code… le lien donc logique qu’il y a entre un scénario et ses énigmes est donc rompu et très difficile à refaire germer…
Ce n’est donc pas dans une liesse folle que nous sortons en ayant, je suppose, sauvé le monde.

Changement de ville

La sortie, tout comme notre entrée est souriante mais sans plus de profondeur. Nous nous rhabillons et partons comme nous sommes arrivés, destination Paris.
Nous jetons un dernier regard à la brocante qui commence à disparaître petit à petit, le ciel n’a pas bougé de tonalité ce qui nous fait penser qu’on a pas raté un grand ensoleillement.

Au final un escape game qui respecte les codes, mais il manque ce petit plus qui m’emmène faire un voyage dans l’histoire qui nous est contée. Un escape game « CAP sauveur de monde » mais sans saveur…

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