Erzsébet

La comtesse Erzsébet aurait découvert le secret de la jeunesse éternelle en sacrifiant des jeunes vierges et en récoltant leur sang. Histoire vraie ou fausse, c’est à vous de le découvrir en fouillant sa dernière demeure.

Une vidéo digne de Derrick

Le réveil fût difficile tant par l’heure de coucher tardive que par l’excitation des aventures vécues la veille. C’est plein d’espoir que nous entamons cette nouvelle journée et nous n’allons pas être déçus – en tout cas, au début. Nous avons rendez-vous chez Escaping Belgium qui nous propose deux jeux : Erzébeth et Le Prince. Ce premier commence à avoir quelques fissures sous les yeux avec ces six ans d’âge, mais les gérants / créateurs nous font vite comprendre qu’ils ont du mal à se séparer de leur premier enfant. Ma foi, ça, je peux le comprendre.

L’espace alloué à l’enseigne est assez inhabituel. On dirait les sous-sol inexploités d’un hôtel reconverti en lieu de séminaire. L’accueil est assez intimiste si deux groupes devaient s’y croiser, néanmoins, nous ne rencontrerons pas ce problème. Les gérants Simpsons – vous comprendrez en y allant ! – nous accueillent avec une grande gentillesse et nous racontent un peu la genèse du projet. À mon sens, ils ont tout compris. L’un est spécialisé dans l’écriture, l’autre dans la réalisation des effets sons et lumières, l’autre encore dans les décors des salles. De fait, chacun joue avec sa spécialité et ils sont totalement complémentaires. Une belle harmonie et synergie pour notre plus grand plaisir. On a pu également sentir à quel point ils tenaient à leurs salles et il y avait une grande responsabilité pour nous de « juger » leur travail.

Nous poussons la porte de la salle de briefing. On nous passe une vidéo amateur qui nous narre l’histoire d’une princesse… Bla bla bla… Je vous avouerai que je n’ai pas trop de souvenir du fond de la vidéo pourtant pertinent. En effet, j’ai plus été diverti par quelques détails comme des perruques mal mises ou un acting digne des mauvaises séries espagnoles sur la TNT. Avec le recul, il faut à nouveau remettre cela dans son contexte : premier jeu, il y a 6 ans, avec moins de technique et de moyens et avoir réussi à (re)trouver des vêtements d’époque n’a pas dû être simple.

Six ans et toutes ses dents

La première – courte – partie se joue principalement dans l’obscurité le temps de comprendre et trouver comment avoir un peu plus de lumière. Une fois ce détail réglé, on peut réellement commencer à apprécier la qualité des décors. C’est très bien fait et immersif. On y recroise différemment éléments aperçus lors du briefing et l’on se sent impliqué dans l’histoire. L’invitation au voyage fonctionne.

Les énigmes sont très classiques – 6 ans d’âge on vous rappelle – mais sont très fluides dans l’ensemble et se succèdent sans grande difficulté. On y notera également une grande diversité dans la réalisation et une mise en scène dans le son et lumière particulièrement présente. Quant au mastering, il est bien présent, nous proposant de l’aide au moment opportun. On nous laisse le temps de bien chercher une solution par nous-même puis on nous guide pour débloquer les situations intelligemment.

Nouvelles idées, nouvel escape ?

En résumé, je peux allègrement comprendre que les concepteurs aient du mal à en finir avec ce scénario. Je serais même déçu quand ce jour arrivera ! Il est bien entretenu, reste très agréable à jouer malgré son âge – 6 ans, je vous l’avais dit ? – et peut encore proposer de bonnes heures de jeux pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Cela est de bon augure pour la salle suivante qui va hériter des nouvelles technologies et nouvelles idées des concepteurs.

Prochaine aventure : Le prince héritier

Au final, un jeu totalement 1.0 qui propose encore une belle promesse ludique. Malgré son âge, elle reste bien entretenue et on sent l’équipe totalement attentionnée sur ce premier bébé. Clairement à faire !