La chapelle normande

Inspiré des raids historiques, vous incarnez un petit groupe de guerriers vikings fraîchement débarqués sur les côtes normandes, après avoir pillé le village vous entendez parler d’une couronne en or dans la chapelle. Il ne vous reste que peu de temps avant que l’armée du Duc n’arrive. Récupérez la couronne et tentez de trouver une autre issue pour vous échapper.

Des terres vikings aux terres normandes

À peine sortis de la maison de Jarl, nous finissons nos verres pour nous diriger directement vers le second jeu : La chapelle normande. Le synopsis est simple et totalement raccord avec le lieu : fraîchement débarqués sur la plages normandes, nous ne trouvons rien de mieux à faire que de piller cette chapelle à la recherche d’une précieuse couronne.

À vrai dire, il ne nous en faut pas beaucoup plus pour nous convaincre de nous lancer dans cette aventure. Il faut savoir lâcher la bête qui est en nous parfois et rien de tel qu’un petit regain d’instinct Viking pour cela ! C’est parti, allons chercher les trésors cachés en ces lieux.

Autre lieu et autres décors, nous sommes dans un univers plus local – rapport à la géo-localisation du lieu – un lieu de culte somme toute classique, un peu plus/trop sobre. La réalisation est moins aboutie que le précédant opus : les plaques de fausses pierres menacent de s’effondrer sûrement à cause des invasions incessantes d’anciens joueurs. Les différents objets sont déjà usés et écaillés alors que le scénario n’est pas bien vieux. De fait, le côté précieux des objets s’est déjà volatilisé.

Une Normandie moins bien mise à l’honneur

Les énigmes également sont moins abouties et moins ludiques. Elles ont le même défaut que la maison du Jarl, elles nous sont toutes jetées à la figure comme on lance une hache sans être à minima guidé. Il faut faire beaucoup de tri, de l’ordre dans nos idées sans trop savoir où l’on va. Alors on se perd, s’emmêle avec nos trouvailles, nos idées sans trop réussir à comprendre. Ajoutez à cela que certaines énigmes sont très simples et d’autres avec plusieurs niveaux d’emboîtement. Cette géométrie très variable rend complexe la résolution, rien ne nous indique si nous avons ou non tous les éléments pour résoudre une énigme.

En ce qui nous concerne, le déclencheur est arrivé trop tard pour qu’on puisse sortir à temps de la pièce en ayant réussi notre mission. Mais force est de constater qu’il y a masse de choses à faire et qu’il faut être un certain nombre de vikings : là également était notre point faible, n’être que deux.

Notre game master étant sûrement resté sur notre aisance lors du premier jeu est intervenu un peu tard pour nous prêter main forte, mais quand bien même, sur la quantité d’énigmes à réaliser, peu d’entre elles étaient compréhensible facilement.

Retour dans le monde Viking

C’est un échec qui ne nous permettra pas d’atteindre le Valhalla. En toute objectivité, il manque de la fluidité à ce jeu pour en faire un escape game recommandable. De plus, autant les petites erreurs de décors sur la maison de Jarl rajoutent de l’authenticité au lieu, autant elles deviennent critiquable dans cette chapelle, l’usure n’aidant pas.

En sortant, nous constaterons que nos lanceurs fous ont changé d’arme et s’intéressent maintenant aux Shurikens. Bien que correspondant peu au lieu, le talent nécessaire pour lancer ces petits objets semble tout aussi important.

Au final, cet escape game est moins lisible et fignolé que son homologue chez le Jarl. Une expérience décevante pas tant par sa difficulté que par son absence de fil conducteur oubliant de guider les joueurs face à la masse d’éléments qu’il reçoit d’entrée de jeu.