Le crime de l’Orient-Express

Un train, un crime, seulement quelques coupables potentiels mais ils sont tous parmi nous. Comment élucider ce crime presque parfait ?

Cartes sur table

Après de – trop – longs mois d’attente, la seconde aventure de The One ouvre enfin ses portes. Cette salle se veut être à mi-chemin entre une murder et un escape game. L’enseigne propose ainsi un concept hybride souvent approché mais assez peu parviennent à un résultat convainquant.

L’accueil chez The One est aussi agréable et humain que lors de notre précédente visite ; célébration de l’ouverture en moins. En effet, nous avions poussé les portes de l’enseigne le jour de son inauguration pour les hallucinations chimiques chez le Dr Grant. Après quelques instants, notre hôte nous prépare à la suite des festivités. Un meurtre a eu lieu à bord de l’Orient-Express et il nous faut faire face à l’évidence : le meurtrier ne peut être que l’un de nous. À l’instar d’une murder, notre chef de train nous fourni un rôle avec un court descriptif du personnage, les raisons de son voyage et son lien avec la victime.

À cette personnalisation s’ajoutent quelques accessoires permettant de nous investir dans nos personnages, tout en offrant à notre game master une aide pour nous identifier. Maintenant prêts, nous franchissons les portes de l’Orient-Express pour un bien lugubre voyage.

Drame en trois actes

Une fois dans le train, après un moment, la machinerie se met en marche tranquillement. On ne s’en rend pas compte, mais entre les vibrations, le bruit et les images qui défilent : le départ tout naturel dans ce train nous fait totalement oublier que nous sommes dans des sous-sols parisiens.

Alors que nous filons maintenant vers Vladivostok, après nous avoir brossé brièvement nos rôles lors du briefing, notre game master nous détaille les événements qui se sont déroulés dans le train. La narration est un peu longue bien sûr, mais c’est un mal nécessaire pour une mise en ambiance complète. Ce moment nous laisse clairement le temps de mieux appréhender la complexité du scénario qui nous est proposé. Cela nous permet également d’apercevoir l’ensemble des tâches à réaliser en tant que groupe mais également en tant qu’individus.

Une fois ce second briefing terminé, notre aventure peut commencer. Les énigmes sont assez sommaires car elles ne sont pas le cœur du jeu. Néanmoins, il y a moult choses à faire pendant ce – trop – court moment de jeu. Nous continuons de faire évoluer l’histoire en compagnie du bruit de fond incessant de ce train qui avance tout en gardant un œil sur nos comparses.

Je ne pourrais rien raconter de plus sans trop en dévoiler. Du coup, ma dernière remarque sera à propos du jeu en lui même : profitez-bien de ce moment. Contrairement aux escape games auquel vous avez pu jouer, il s’agit là d’une enquête où chaque détail compte.

Un meurtre est-il facile ?

Le débriefing est à l’image du reste. Notre conteur prend son temps pour nous dévoiler ce que nous avions tous deviné : c’était bien le colonel moutarde avec le chandelier dans la salle de bain ! Mais il nous narre également, pour notre session, ce que nous n’avions pas tous vus concernant les autres rôles… et il s’en est passé des choses. L’Orient-Express arrive à quai, c’est donc menottes aux poignets que sort le•a malfrat•e mettant ainsi fin à notre voyage.

Au final, une expérience inédite, chapeautée de main de maître par un animateur de génie mettant en place tous les rouages d’un meurtre roulant dans une seule et même direction : son élucidation. Mention spéciale pour ce train et décors à l’immersion complète et tellement réalistes.

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