Le secret de Mayoko

Le Mitsukuni est un triptyque bien étrange et de grande valeur. Les trois tableaux ont fait l’objet d’une série de vols dans différents musées du Japon. Un point commun : Maître Mayoko, aperçu dans chacun d’entre eux récemment. Infiltrez son dojo, mais gare à ne pas vous retrouver impliqués dans une sombre et mystérieuse histoire…

Paris-Caen

Une fois encore en plein tourisme dans la région normande, nous décidons de nous arrêter chez Lock Quest vers Caen pour découvrir ce que l’enseigne nous propose. Nous allons découvrir un local assez austère d’extérieur mais une fois la porte passée, on nous fait complètement oublier cette première impression.

L’entrée est un véritable repère pour aventuriers en herbe. La décoration est variée, riche et colle bien aux thèmes proposés sur fond d’Indiana Jones. Ce jour, nous commencerons sur un thème japonais, beaucoup plus sobre et moins emprunt de cet « esprit d’aventure »… en première instance.

L’accueil se déroule très cérémoniellement, avec le maintenant classique pass sanitaire, puis délestage de veste dans le casier, puis installation dans le sièges. Nous assistons au niveau de détails apporté à un groupe de débutants auprès de nous sur l’explication des règles ; c’est bien formulé, le game master prend bien son temps et explique bien les choses. Fort heureusement, nous couperons à ce niveau de précision et plongerons dans le vif du sujet pour cette première expérience.

Caen-Tokyo

Nous partons à la recherche d’un triptyque volé. Tous les indices nous laissent à penser que les tableaux seraient en fait entreposés chez Maître Mayoko. Nous fonçons donc à son appartement pour retrouver l’œuvre et tenter de comprendre les raisons de ce larcin.

Tout commence assez sobrement, un décor très bien réalisé et des énigmes japonisées mais somme toute assez classiques. La thématique est très bien respectée, le mastering est efficace et aux moments opportuns. Pour cette première partie de salle, pas grand chose à en redire, c’est propre et net sans pour autant déchaîner les passions, mais ça marche. C’est du bon escape game dans les règles de l’art.

Et puis… la suite. Ça part complètement en sucette – dans le bon sens du terme. Ça chatouille tout ce qu’on aime, ça caresse dans le sens du poil et ça joue avec nos sentiments. Vous découvrirez par vous-même pourquoi ! Les énigmes deviennent toutes aussi barrées s’adaptant à ce nouvel univers japanostalgique.

Je vais avouer que le but de la salle nous a complètement échappé sur le moment tant on s’amusait. On serait bien restés encore quelques heures si le temps ne nous était pas compté. Mais il va falloir quand même comprendre les raisons de ce vol et elles nous sont servi sur un plateau de ramen d’argent.

Tokyo-Paris

C’est toujours à regrets que nous quittons ce type de salle où les concepteurs ont plus axé sur l’amusement du joueur que sur la trame scénaristique pourtant présente et cohérente. Même si nous avons toutes les réponses à nos questions, la salle nous attire comme peu le faire une vieille super NES.

Malgré tout, pas le temps de nous reposer, notre vol pour le Pérou nous attend. Cette fois, on échange le kimono pour une veste en cuir et un lasso.

Au final, un escape game très bien réalisé d’un bout à l’autre. On y notera surtout l’aspect ludique pour le joueur qui aura l’occasion de se refaire une jeunesse avec ce voyage inattendu. Un sans faute.