Mission Yakuza

Un policier tué durant sa planque, un mafieux japonais introuvable… Vous êtes les meilleurs agents pour permettre de trouver les preuves nécessaires afin d’incriminer ce tueur. Une mission taillée pour vous.

Bilan d’une heure

S’il y a bien une enseigne qui a ma pleine et entière confiance en matière d’originalité, de créativité et d’adaptabilité, c’est bien One Hour. Après avoir vu jouer trois fois The Lost Asylum en 4 ans d’écart, je peux vous assurer que le jeu n’est plus le même entre la première et la dernière fois.

Je sais aussi que cette règle a été suivie sur The Very Bad Night ou L’abattoir de Voltaire. Du coup, pour la mission Yakuza, je souhaitais attendre un peu avant de franchir à nouveau les portes de l’enseigne. J’ignore quels changements ont eu lieu depuis l’ouverture, mais en l’état, elle est déjà particulièrement bonne.

L’espace d’accueil du second local de l’enseigne est un peu moins convivial que celui d’origine. Tout en longueur avec une caisse de résonance assez prononcée. Le brouhaha s’intensifiant avec l’arrivée d’un nouveau groupe. En dehors de cela, l’accueil est toujours parfait. S’il n’y avait pas le masque – effaçant le sourire qui s’étend jusqu’à nos oreilles – on se croirait presque comme « avant ». Et quelque part, ça fait du bien.

Big In Japan

La salle de briefing dédiée à cet escape est parfaite en tout point de vue. Elle permet de se sentir dans le jeu sans pour autant pouvoir le commencer. Notre game master déploie des trésors d’imagination pour nous divertir pendant qu’il nous raconte son histoire, tout y est. Comme d’habitude avec One Hour : le juste dosage.

Enfin, on plonge. C’est un peu comme un groupe de rock qu’on retrouve en concert après avoir attendu pendant de longs mois entre l’achat des billets et l’événement. L’aventure commence enfin : le début pose le décor assez simplement et est assez directif sur la marche à suivre. Tout devient intuitif, et l’enquête peut commencer.

Le plus dur pour les créateurs, dans un escape game, est de réussir à raconter une histoire en peu de temps. Dans le cas de ce jeu, la mise en ambiance est rapide, simple et efficace. Et heureusement car il y a une quantité astronomique de choses à faire. Nos déplacements d’une scène à l’autre sont rythmées, crédibles et très bien réalisés. Le scénario prend forme et on se laisse volontiers emmener tout le long de l’enquête.

Criminality in Paris

Au delà de la réalisation, les énigmes sont parfaitement intégrées au scénario. L’invitation au voyage est donc complète et sans ambiguïté. Le seul défaut de ce jeu, si on cherche à le considérer comme tel, c’est son manque de fantaisie. On est vraiment très terre à terre dans le thème et tout le long du jeu, ce qui à titre très personnel, m’attire moins. Mais bon, comme dans la vraie vie, la justice doit triompher et ce n’est pas forcément drôle tous les jours.

Au final, un escape game que l’on ne peut plus appeler comme cela tant l’immersion est totale. Une introduction sensationnelle au métier d’enquêteur qui pourrait lancer des vocations. Tout y est en terme d’énigmes, d’intérêt et d’amusement. Un nouveau sans faute de One Hour.

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