Napuche

Le jour faiblit de plus en plus au profit de la pénombre. Telle est la malédiction de la sculpture solaire. Seul moyen de stopper la malédiction : faire renaître le dieu maya du soleil : Napuche !

Attention, ce jeu a été fait à Budapest, mais vous pouvez retrouver ce scénario à la Garenne Colombes en région Parisienne chez Garenne Game.

Question de prononciation

Mon premier réflexe à la lecture de ce nom de scénario a été de rire. Il me semble évident que Napuche prononcé à la française est tout bonnement ridicule. En vrai, il s’agit d’un village perdu au fin fond du Chili qui s’écrit « Mapuche » et prononce donc « Mapouché ». C’est quand même déjà mieux.

Nous sommes donc encore chez LogIQrooms et, fait étrange, notre session n’a pas été annulée (oui vous comprendrez que j’ai la rancune tenace…). Et notre toujours enjoué game master Simon – qu’il faut prononcer Saïmônne – nous présente la seconde salle de son Empire (de ses propres mots).

On ne reviendra pas sur cet accueil, certes chaleureux et convivial, mais poussiéreux et vraiment mal entretenu. C’est donc avec peu d’espoir sur la propreté de Napuche que nous rentrons à la recherche de la relique.

Question de poussière

On va pas se mentir, niveau poussière c’est guère mieux que notre précédent opus de la licence. Sauf que cette fois, dans le cadre d’une exploration d’un vieux temple, cela deviendrait enfin cohérent. Toujours est il que cela ne donne pas envie de fouiller… mais bon… pas le choix : nos pattes se baladent donc partout en quête d’objet pour nous permettre d’avancer.

À l’instar de Code 13, la fouille sera un élément important dans cet escape game. Mais on aurait quand même aimé que la réalisation soit plus poussée (pour ne pas dire propre), surtout qu’avec les pierres apparentes d’une cave hongroise, il y avait moyen de faire quelque chose.

En dehors de cela, les énigmes sont beaucoup plus amusantes et se laissent faire avec un certain plaisir pour les joueurs. De plus, elles sont assez nombreuses pour se faire en parallèle et occuper les 4 joueurs que nous sommes. La fin de l’escape game, comme un beau point d’orgue, sera clairement une superbe invitation au voyage et c’est presque dommage que nous n’ayons l’occasion de jouer que 5 minuntes à l’intérieur de cette dernière partie.

Question de rancune

Nous sortons donc victorieux de ce voyage, relique divine sous le bras tel des Indiana Jones des temps moderne dans l’ancien. Nous retournons voir Simon, pour un débriefing assez succinct. Nous en profitons pour glisser un mot sur notre mésaventure dans l’autre local. Sa réponse fût commercialement correcte mais on avait bien senti qu’il était au courant à travers ses paroles. Quelles instructions avait il reçues ? Nous ne le saurons jamais.

Au final, un escape game très intéressant à faire, mais un peu trop de bricolage fait main qui nuit grandement à l’immersion. Pour le reste, niveau énigme, on s’y retrouve bien et c’est agréable à faire. Il nous restera cependant le souvenir de LogIQrooms comme une licence irrespectueuse des joueurs et d’avoir absorbé une sacrée quantité de poussière dans les poumons.

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