Tokyo Lab

Vous devrez utiliser la machine à remonter dans le temps pour arriver 70 minutes avant La catastrophe : un virus hautement infectieux s’est échappé d’un laboratoire clandestin situé au cœur même de Tokyo.

Une belle brochette d’espion

Nous voilà mandatés pour notre troisième mission chez Escape Rush ! C’est sûrement dû à nos précédents succès nous ayant permis d’avoir sauvé le monde par deux fois. La première en empêchant le vol d’un précieux objet dissimulé au sein de la White House, puis la seconde d’éviter une guerre nucléaire depuis une base soviétique dans le Submarine Bunker.

Nous prenons donc la direction du pays du soleil levant pour contrecarrer les plans du docteur Robert Nakamura. Partant de notre quartier général de tailleur à la Kingsman nous voilà en route dans le vortex temporel vers notre destinée et celle du monde.

C’est loin d’être mochi-ci

Nous arrivons donc de nuit dans un coin de quartier désert de Tokyo, une yokocho typique pour les initiés, dont les différents restaurants et commerces sont fermés. Pas un chat, à l’exception de quelques Maneki-neko. Au bout de cette ruelle déserte, se détachant dans un halo de lumière et de technologie contrastant totalement avec le conservatisme folklorique du lieu, une porte blanche.

Nous comprenons qu’il s’agit là de l’accès au laboratoire de l’amoral docteur Robert Nakamura. Il nous faudra retrouver les quelques indices laissés par notre espion local pour pouvoir entrer. Très vite nous identifions parmi les différents établissements, la gargote de notre allié et parvenons à nous y introduire.

La réalisation de cette ruelle est tellement ahurissante, qu’il nous aura fallu toute notre concentration pour ne pas succomber à l’envie continuer de la dévorer des yeux (et même pas que des yeux pour certains détails). Le temps presse, la fin du monde est proche, nous ne pouvons nous permettre de perdre plus de temps. Nous devons absolument poursuivre notre mission pour sauver l’humanité.

C’est maki mon kiki

Une fois les yeux subjugués de ce que nous venions de voir, une autre surprise de taille nous attendait de l’autre côté de ladite-blanche-porte. C’est maintenant fasse à la gardienne du laboratoire que nous nous frottons. Tantôt taquine, tantôt dure, elle nous met à rude épreuve, jouant avec nous sur de nombreux tableaux.

Jusqu’ici les énigmes étaient très classiques et dignes d’un excellent escape game. La gardienne va passer ce jeu à un niveau largement supérieur en le rendant complètement ludique tout en gardant un parfait niveau de finesse.

Une fois tous ses tests, défis, énigmes, résolus, et sa confiance gagnée, elle nous autorise à avancer vers la suite. C’est alors que nous atteignons le Graal de notre mission, le cœur du laboratoire, enfin. Mais la mission n’était pas pour autant achevée.

Notre but ultime est inchangé, il nous faut toujours empêcher le virus de s’échapper et de se propager. C’est donc grâce à nos compétences scientifiques que nous avons pu – au terme de longues recherches et analyses – neutraliser le virus. Et oui, encore une fois nous avons empêché la fin du monde sans pour autant faire la une des journaux…

Pas de sushis au pays du soleil levant

Que ce soient les décors, le jeu, l’histoire, les énigmes, la logique et la fluidité, tout a été fait avec une parfaite maîtrise des finitions et des détails. Nous accorderons une mention plus que spéciale pour la réalisation de la ruelle japonaise qui est juste ahurissante de crédibilité.

Si l’univers de l’escape game est de faire sortir les joueurs de leur quotidien, c’est une réussite totale. Ce jeu est un parfait moyen pour permettre de s’imprégner de l’atmosphère, de la culture, de la vie au Japon. Il ne nous manquait plus qu’un autochtone à croiser pour que l’immersion soit parfaite.

Prochaine aventure : mille milliards de mille sabords !

Au final, nous avons vécu une aventure hors du commun. Ce jeu est tout bonnement une pépite, un ovni dans le monde de l’escape game. Graphiquement élaboré, scénaristiquement amusant et possédant des finitions d’une redoutable finesse. C’est un sans faute du premier pas à la dernière seconde.